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12 fois mieux payés que Jean Charest



Source : Le Journal de Montréal - Trois ans après le lock-out dans la LNH, les «plombiers» du hockey gagnent un salaire annuel 12 fois plus élevé que celui du premier ministre du Québec et presque 100 fois plus qu'un vétérinaire qui débute dans la profession.

Depuis l'ouverture de la chasse aux joueurs autonomes, on assiste à une véritable pluie de dollars.

«Je pense que les joueurs méritent chaque sou de l'argent que les propriétaires leur donnent. C'est comme ça que ça marche», dit l'agent de joueur et ancien défenseur de la LNH Enrico Ciccone.

«Y a-t-il un être humain sur la terre qui vaut 10 millions de dollars par année? Je ne crois pas. Mais dans le marché actuel, c'est le cas», ajoute-t-il.

Visiblement, la folie des salaires est repartie dans la Ligue nationale. Et de plus en plus, des contrats faramineux sont attribués à de purs inconnus.

On n'a qu'à penser au défenseur Jeff Finger, qui gagnera 14 millions au cours des quatre prochaines années avec les Maple Leafs de Toronto. Âgé de 29 ans, Finger est un joueur ordinaire qui n'a que 94 matchs d'expérience dans la Ligue nationale.

Mike Commodore, Bobby Holik, Olaf Kolzig, Bryce Salvador, Mark Streit... Tous des joueurs qui ont décroché le gros lot mais qui n'ont connu qu'une seule bonne saison ou qui sont en fin de carrière.

Salaire ridicule
L'économiste Léo-Paul Lauzon, qui connaît très bien le hockey, n'en revient pas de voir autant d'argent donné à des joueurs qui n'ont pas prouvé grand-chose dans la LNH. «Cristo à 5,6 millions! Franchement! Il est bien beau, il est bien fin, mais ça n'a pas de sens!», lance le coloré personnage.

«Je ne veux pas défendre les joueurs parce que moi aussi, je trouve qu'ils font trop d'argent. Sauf qu'il faut se dire que leur métier est risqué et que leur carrière est très courte», ajoute-t-il.

Le jeu des comparaisons
Selon Ciccone, les joueurs méconnus, qui gagnent annuellement 10 fois plus que le premier ministre Stephen Harper et 50 fois plus qu'un optométriste d'expérience, ne sont pas à blâmer.

«Ce n'est pas la faute aux joueurs ni celle des agents. Ce sont les propriétaires qui sont à blâmer», estime Enrico Ciccone.

Au moment du lock-out, les propriétaires disaient perdre de l'argent et à peine trois ans plus tard, les salaires versés aux joueurs sont revenus à ce qu'ils étaient.

«Aux États-Unis, ils se plaignent qu'il n'y a plus de monde dans les arénas, mais le plafond salarial continue d'augmenter», fait remarquer Ciccone.

[ 03-07-2008 ]





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