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Ordre professionnel : les planificateurs financiers reviennent à la charge



Source : Le Journal de Montréal - L’Institut québécois de planification financière (IQPF) réclame toujours la création d’un ordre professionnel des planificateurs financiers, malgré un avis contraire de l’Office des professions du Québec (OPQ).

«Nous voulons que notre ordre devienne la première barrière pour protéger les épargnants», dit Jocelyne Houle-LeSarge, directrice générale de l’IQPF. L’organisme, qui compte près de 3000 membres, a demandé à l’Office des professions la permission de se transformer en ordre professionnel en 2004, invoquant notamment la protection du public.

Au terme de consultations menées de septembre à décembre 2007, l’OPQ a tranché que la mise sur pied d’un ordre des planificateurs financiers n’était pas nécessaire.

«(...) la consultation, menée dans le milieu le mieux informé, confirme que l’Office a bien perçu la situation, et la conclusion majeure qui s’en dégage, c’est que, selon le point de vue nettement dominant, il ne serait pas justifié, voire inopportun de remettre en question l’encadrement actuel», peut-on lire dans l’avis de 48 pages publié il y a un mois.

Afin de mieux protéger le public, l’IQPF a plaidé l’importance d’uniformiser la pratique de la profession.

«Nous souhaitions une seule formation, une seule formation continue, l’établissement d’inspections systématiques et que les planificateurs soient jugés par leurs pairs», souligne Mme Houle-LeSarge.

Selon l’IQPF, l’instauration de ces mécanismes permettrait une meilleure définition des obligations et des droits des planificateurs financiers.

Ces arguments ont été rejetés par l’OPQ en raison des mécanismes de contrôle existants, notamment les pouvoirs déjà exercés par l’Autorité des marchés financiers et la Chambre de la sécurité financière.

«Déjà en place se trouve un encadrement de qualité, et le public peut, en outre, compter sur l’ouverture du système financier et de ses responsables à considérer toute mesure propre à l’améliorer», est-il précisé dans l’avis.

Appel au ministre
L’ultime espoir de l’IQPF est désormais de parvenir à convaincre le ministre de la Justice, Jacques Dupuis, de faire fi de l’avis de l’Office.

Mais à l’heure actuelle, l’organisme est toujours en attente d’un rendez-vous pour lui parler.

«On s’attend à une écoute du ministre. On va lui demander si, pour lui, c’est important, la protection des épargnants. C’est d’actualité», explique Mme Houle-LeSarge.

Au cabinet de M. Dupuis, on nous a fait savoir hier que le ministre va tenir compte de l’avis de l’Office, mais que sa décision finale n’était pas encore prise.

[ 21-08-2008 ]





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