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Tendez la main



Source : Association des psychiatres du Canada - Le contexte économique difficile a un impact sur la santé mentale et les individus doivent demander de l'aide. La Dre Susan Abbey, présidente de l'Association des psychiatres du Canada (APC), exhorte les personnes à tendre la main dès qu'elles s'aperçoivent qu'elles ont des difficultés, et de ne pas attendre de perdre la maîtrise de leur vie.

«Il est facile d'ignorer la santé mentale lorsque l'on doit se débattre pour survivre à nos problèmes financiers, mais cela n'est pas rentable, aussi bien pour les personnes et les organismes que pour les gouvernements, déclare la Dre Abbey. Une santé mentale saine renforce notre capacité de faire face à l'incertitude et de se relever de l'adversité.»

La recherche indique que les personnes sans emploi ont une moins bonne santé en général et une moins bonne santé mentale puisqu'ils souffrent de stress lié à leur situation de chômeurs. Selon les plus récentes données de Statistique Canada, le chômage touche davantage les hommes âgés de 25 à 54 ans. Cela est particulièrement inquiétant parce que les hommes sont trois fois moins susceptibles de demander de l'aide lorsqu'il s'agit de problèmes de santé mentale.

Les travailleurs canadiens doivent aussi préserver leur santé mentale. Plusieurs doivent faire face à des défis constants comme le sous-emploi, la surcharge de travail, la diminution du contrôle de leur travail et la baisse de sécurité financière et d'emploi - des conditions qui augmentent le risque de dépression et d'anxiété. Selon l'Enquête de 2002 de Statistique Canada, environ 500 000 travailleurs souffrent de dépression et un million (8 % de la main-d'oeuvre) a vécu un épisode de dépression à un moment donné avant l'année de l'enquête. Or, en dépit de la recherche qui indique que le rendement s'améliore rapidement avec le traitement, seulement 34 % des employés disent avoir un accès facile à des services et outils pour les aider à traiter des problèmes de santé mentale en milieu de travail.

Au Canada, les coûts économiques de la dépression et de l'anxiété s'élèvent à 14 milliards $ par année sous forme de perte de productivité résultant de journées d'invalidité, d'absentéisme et de présentéisme (le présentéisme s'entend d'un employé qui se présente au travail, mais est peu efficace) à cause de la maladie. À elle seule, la dépression a plus d'impact sur le rendement au travail que la plupart des maladies chroniques, les pertes dues au présentéisme surpassant celles résultant de l'absentéisme.

«Ce ne sont pas seulement les individus qui doivent tendre la main», précise la Dre Abbey. Les employeurs ont un rôle décisif à jouer dans la mise en oeuvre d'initiatives de prévention et de stratégies de dépistage, ainsi que des mesures de formation et de sensibilisation, y compris des initiatives pour réduire la stigmatisation liée aux maladies mentales.»

[ 04-05-2009 ]





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Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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