
Source : Le Journal de Québec - Le taux de chômage est resté inchangé en mai dernier dans la grande région de Québec avec 4,4 %, en dépit de 4500 pertes d’emploi.
Selon l’économiste principale chez Desjardins, Mme Joëlle Noreau, cette situation s’explique par le fait que la population active a diminué au cours de la même période.
«La population de Québec n’est pas la plus jeune. On compte des gens qui ont pris leur retraite. Il y a beaucoup de fluctuations», a dit Mme Noreau.
Quoi qu’il en soit, la stabilité du taux de chômage à 4,4 % constitue une «excellente nouvelle», selon elle.
«Nous sommes parmi les régions métropolitaines dont le taux de chômage est le plus bas. Nous sommes relativement épargnés dans la région. Somme toute, on s’en tire quand même mieux.»
De là à dire que c’est la fin de la récession, Mme Noreau reste très prudente.
«Vraisemblablement, ce n’est pas terminé. Il y a trop d’indicateurs qui montrent qu’on n’est pas encore sortis du bourbier.»
Elle cite en exemple les exportations qui ont été fortement touchées au Québec, au cours des derniers mois. La valeur des ventes du secteur manufacturier a connu un recul de 13,3 % au premier trimestre. L’industrie du bois, les alumineries et les fabricants de produits informatiques et électroniques figurent parmi les principaux touchés.
[ 05-06-2009 ]