
Source : PC - Des milliers d'infirmières à la retraite et d'étudiantes en soins infirmiers seront appelées à la rescousse, en cas de pandémie de grippe A (H1N1).
Si la situation l'exige, elles seront appelées à administrer les vaccins contre le virus, voire à effectuer des actes normalement réservés à des infirmières diplômées, a indiqué lundi une porte-parole du ministre de la Santé, Yves Bolduc.
Québec pourrait même pour la première fois se prévaloir de l'article 123 de la Loi sur la santé publique pour déclarer l'état «d'urgence sanitaire», et ainsi imposer par décret les horaires de travail du personnel régulier du réseau de la santé.
Le but d'un tel décret gouvernemental, présentement en préparation, consiste à s'assurer qu'il y aura suffisamment d'infirmières pour répondre à la demande, si jamais une partie importante de la population est atteinte et que les hôpitaux débordent.
Dans le pire des cas, le ministre Bolduc dit s'attendre à ce que 2,5 millions de Québécois soient frappés par la grippe dans les prochaines semaines.
Des négociations sont présentement en cours avec les centrales syndicales pour fixer le cadre des conditions de travail exceptionnelles qui pourraient être imposées aux infirmières, si le pire des scénarios s'avère.
Chose certaine, elles doivent s'attendre à faire de longues heures de travail et à devoir se présenter à l'hôpital plusieurs jours de suite.
Le retour au travail des infirmières retraitées sera volontaire. Le ministère de la Santé a en mains une liste de 5000 noms d'infirmières récemment retraitées qui pourraient être appelées incessamment à prêter main-forte à leurs ex-collègues.
[ 19-10-2009 ]