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Sondage FCCQ-BN : les entreprises doivent faire gaffe



Source : Argent - Les entreprises québécoises ne doivent pas baisser leur garde malgré l’amélioration du contexte économique. Elles doivent appréhender certains problèmes notamment au niveau de la pénurie de la main-d’oeuvre, du peu d’investissements en R-D ou de la vision «locale» de la croissance et du développement.

C’est ce qui se dégage d’un sondage sur l’entreprise de demain auprès de dirigeants québécois commandé par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Banque Nationale Groupe financier.

Le sondage démontre que les préoccupations des dirigeants se situent souvent au niveau de la gestion des ressources humaines. Le recrutement (88 %) et la rétention d’une main-d’oeuvre qualifiée (87 %) viennent au premier rang.

À l’inverse, l’embauche de travailleurs en provenance de l’immigration est en queue de peloton des préoccupations des dirigeants. Selon la FCCQ, il s’agit pourtant d’une solution concrète aux problèmes de pénurie de main-d’oeuvre.

En outre, plus de la moitié des entreprises sondées (52 %) ne planifieront aucune activité de recherche et développement au cours des trois prochaines années, une donnée qui inquiète la FCCQ.

«Lorsque l’on sait que la R-D et l’innovation sont au cœur de la croissance et la prospérité des entreprises, il y a lieu de se demander comment les entreprises d’ici pourront répondre avec succès aux enjeux de la mondialisation et la transformation nécessaire de l’économie québécoise vers une industrie davantage axée sur le savoir», a indiqué la PDG de la FCCQ, Françoise Bertrand.

Un autre point inquiète la fédération. Selon le sondage, les dirigeants québécois se comparent majoritairement aux entreprises du Québec (48 %) et à celles situées dans leur région (36 %).

«À une époque où les frontières et les distances économiques n’existent plus, nous souhaiterions que les entreprises d’ici ouvrent davantage leurs horizons vers les marchés extérieurs, où se trouvent et se trouveront les occasions d’affaires», ajoute Mme Bertrand.

L’éthique et la responsabilité sociale ainsi que le développement durable sont importants aux yeux des dirigeants des entreprises québécoises. En effet, la majorité des répondants sont d’avis que le fait d’être un bon citoyen corporatif (73 %) et l’intégration de pratiques de développement durable (62 %) constitueront des enjeux importants pour la croissance de leur entreprise.

Aussi, environ 65 % des entreprises sondées ont profité de la crise économique pour revoir leurs stratégies d’affaires.

Réalisé par Léger Marketing, le sondage a été effectué du 21 août au 25 septembre 2009 auprès de 703 dirigeants de moyennes et grandes entreprises du Québec de 25 employés et plus. La marge d’erreur maximale est de 3,7 %, 19 fois sur 20.

[ 22-10-2009 ]





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