
Source : PC - Heures supplémentaires accrues, absence de congés, gardes de nuit : l'été 2009 aurait été particulièrement difficile pour les pharmaciens d'hôpitaux, confrontés à une grave pénurie d'effectifs.
Au moins un établissement de santé québécois rapporte avoir frôlé la rupture complète de services, tandis que 45 % des hôpitaux ont dû recourir à des pharmaciens dépanneurs.
Un établissement sur cinq a atteint un seuil de pénurie d'au moins 60 % durant l'été, montre une enquête réalisée par l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES).
Le manque de pharmaciens serait de quatre à cinq fois plus important que la pénurie d'infirmières. Le recours à grands frais aux pharmaciens dépanneurs a en outre explosé, passant à 7986 jours de travail dans le réseau, entre avril 2008 et avril 2009, soit une progression de 74 %.
L'APES a pressé Québec de rehausser la rémunération des pharmaciens d'hôpitaux, soutenant que l'écart salarial est d'environ 30 %, en début de carrière, par rapport à ce qui est offert dans le privé, pour des tâches moins complexes qu'en milieu hospitalier.
[ 28-10-2009 ]