Baisse des infirmières d'agences privées



Source : Le Journal de Montréal - Le nombre d'infirmières qui travaillent dans les agences privées a baissé de 5,8 % l'an dernier. Depuis l'instauration d'appels d’offres par le gouvernement, les salaires ont baissé.

Le gouvernement a forcé les agences à procéder par soumissions pour obtenir des heures plutôt que de fonctionner de gré à gré comme c’était souvent la norme. «Avec les appels d'offres, ça a obligé tout le monde a revoir les coûts vers le bas», résume Sonia Likibi, directrice des ressources humaines chez Ressources Santé Lachance.

«Il y avait une surenchère pour les infirmières. Payer deux ou trois fois ce qui est offert dans le réseau public, c'est fini», dit-elle. Un certain nombre d'infirmières ont d'ailleurs quitté les agences depuis deux ans. Après une année record de 3 902 infirmières en 2009-2010, leur nombre a chuté à 3 569 l'an dernier.

«D'aussi loin que je me rappelle, il y a toujours eu des agences. Elles ont eu leur heure de gloire dans les années 2000 avec la pénurie, mais il y a plus d'offres intéressantes dans le réseau public et ça s'est stabilisé. On vient de finir un cycle, mais ça ne peut pas disparaître complètement», estime l'ancienne présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Gyslaine Desrosiers.

Des agences vendues
D'ailleurs, l'une des agences qui ont connu la hausse la plus fulgurante des dernières années, Girafe Santé, vient tout juste d'être achetée par le groupe Revera. L'entreprise dont le siège social est situé à Mississauga en Ontario avait aussi acquis Groupe Santé Brunet plus tôt cette année.

«Il y a une consolidation qui est en train de se faire (dans le marché)», analyse Stéphane Prévost, vice-président et directeur général de Girafe Santé.

Plusieurs petites agences ont d'ailleurs disparu ou ont été achetées par des concurrents. Ressources Santé Lachance a ainsi fait l'acquisition de cinq autres agences depuis le début de l'année faisant grimper son nombre d'employés de près du tiers.

«Les plus petits joueurs trouvent plus difficilement leur place. Il y a plus de compétition entre les gros joueurs. Les plus petits ne vont probablement pas subsister», dit Sonia Likibi.

Les grandes agences se portent aussi acquéreur de plus petites pour améliorer leur position à la suite d'appels d'offres. «Si tu te ramasses 10e sur la liste de rappel et qu'une petite agence est deuxième, ça peut aider à se rapprocher dans la liste (et obtenir plus d'heures)», conclut Sonia Likibi.

Les régions de Laval, Lanaudière et Laurentides sont celles avec le plus grand pourcentage d'infirmières en agence.

[ 19-11-2012 ]





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Résultats



Québec

37,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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