L'Abitibi doit demeurer une pépinière de mineurs



Source : Agence QMI - L'Abitibi-Témiscamingue devra fournir près de 43 % des 19 000 emplois miniers à combler d'ici 2021 au Québec, selon une étude.

Rendue publique par Emploi-Québec, l'étude sur l'Estimation des besoins de main-d'œuvre du secteur minier du Québec 2012-2021 indique que la région sera l'un des plus gros pourvoyeurs de main-d'œuvre de ce secteur pour l'ensemble de la province en raison de son expertise et des tendances observées au cours des dernières années.

Durant la même période, le nombre d'emplois dans les mines en Abitibi-Témiscamingue seulement devrait croître de 3 500 à 4 300 et près de 85 % de ces postes nécessiteront un diplôme professionnel, collégial ou universitaire.

En plus de ces nouveaux postes issus de la croissance, le remplacement de nombreux employés sera aussi nécessaire en raison notamment de départs à la retraite, soit environ 700 emplois.

La région veut garder le leadership
Emploi-Québec assure que tout est mis en œuvre pour répondre à la demande.

«Honnêtement, il s'agit d'un défi important qu'Emploi-Québec ne peut relever seul, a expliqué Francis Riou, directeur régional. Il y a quatre axes sur lesquels nous allons travailler le premier étant l'information. Nous avons identifié les emplois qui seront les plus demandés et maintenant il faut diffuser cette information pour orienter et diriger nos partenaires et les chercheurs d'emploi.»

La région entend également miser sur son offre de formation, un atout majeur selon M. Riou. «Le but est d'abord de former les gens d'ici, mais on veut aussi attirer les gens d'autres régions plus défavorisées sur le plan de l'emploi et les amener à venir se former en Abitibi-Témiscamingue, a-t-il dit. Enfin, il y a la concertation avec nos partenaires comme les centres de formation. Si on combine toutes ces actions, on pense que la région sera en mesure de relever le défi.»

Professions en demande
Parmi les 10 professions qui seront les plus demandées dans le secteur minier au cours de la décennie en région, le personnel d'entretien et de soutien des mines souterraines vient en tête de liste avec 274 postes qui seront à pourvoir. Les opérateurs de machinerie lourde spécialisée (204) suivent tout juste derrière. Viennent ensuite les techniciens miniers (177), les mineurs d'extraction (131), les opérateurs de machines dans le traitement du minerai (99) et les géologues (64).

L'étude, qui est le fruit d'une collaboration entre Emploi-Québec, la Commission des partenaires du marché du travail et le Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'industrie des mines, est accessible au www.emploi-quebec.gouv.qc.ca.

[ 27-11-2012 ]





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Résultats



Québec

37,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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