Pénurie d'ingénieurs expérimentés au Canada



Source : Ingénieurs Canada - Le Canada dispose de peu d'ingénieurs possédant plus de 10 années d'expérience spécialisée.

Selon les projections d'un rapport d'Ingénieurs Canada (organisme national regroupant les 12 ordres provinciaux et territoriaux qui réglementent la profession au Canada), 95 000 ingénieurs partiront à la retraite d'ici 2020. Le Canada sera alors aux prises avec une pénurie de compétences, car cette main-d'œuvre ne pourra pas être remplacée assez rapidement par de nouveaux diplômés canadiens ou par des ingénieurs d'expérience formés à l'étranger.

Le rapport montre que les écarts entre l'offre et la demande deviennent plus prononcés. Bien que les conditions du marché du travail en génie varient d'une région à une autre, il faut trouver de façons d'établir un équilibre entre les professionnels qui partent à la retraite, la formation des nouveaux diplômés et l'intégration des ingénieurs étrangers qui souhaitent travailler au Canada.

Parmi les autres constatations importantes du rapport, mentionnons les régions et les disciplines caractérisées par une croissance de l'emploi en raison des investissements dans les ressources, les services publics et les infrastructures. Cela est particulièrement manifeste dans les provinces à l'ouest du Québec, donc les ingénieurs qui sont prêts à migrer trouveront de nombreux débouchés dans ces provinces. Cependant, les prévisions globales de croissance de l'emploi sont plus faibles que dans les rapports précédents, en raison de la conjoncture économique mondiale et des contraintes budgétaires gouvernementales.

En ce qui concerne l'immigration, les ingénieurs expérimentés et spécialisés auront de meilleures perspectives d'emploi au Canada, car les employeurs doivent recruter dans le cadre de projets particuliers; les marchés seront cependant plus difficiles pour les jeunes diplômés.

Le rapport explore les tendances démographiques et les prévisions de croissance de l'emploi, donne un aperçu des disciplines et des marchés géographiques, comme le nombre d'emplois par discipline et par province, et présente de nouvelles données économiques comprenant des prévisions détaillées des conditions à l'échelle internationale.

«Cette étude aidera les ingénieurs, les étudiants, les employeurs et les gouvernements à cerner les besoins du marché canadien du travail en génie et à planifier en conséquence», a déclaré Kim Allen, FEC, P.Eng., chef de la direction d'Ingénieurs Canada.

«La pénurie d'ingénieurs hautement qualifiés fait indéniablement partie des défis qui se posent au secteur canadien du génie, a déclaré pour sa part Jan Hein Bax, président de Randstad Canada. Il importe, pour maintenir la compétitivité et favoriser la croissance et la prospérité des ingénieurs de demain, de bien comprendre les besoins actuels et futurs de l'industrie. Cette recherche très éclairante est d'une importance cruciale, car elle nous permet de faire un pas de plus pour nous attaquer directement à ces défis.»

  • Pour consulter le rapport
  • [ 16-01-2013 ]





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    Résultats



    Québec

    37,5 %


    Situation de l'emploi :
    Défavorable

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