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Source : Agence QMI - Les étudiants québécois sont plus nombreux que leurs homologues canadiens à occuper un emploi rémunéré, et ils consacrent en moyenne un plus grand nombre d’heures au travail, selon une étude publiée mardi par l’Institut de la statistique du Québec.
En 2010 et 2011, les étudiants à temps plein du Québec ont affiché les plus hauts taux d’emploi au pays, soit 43 % et 42 %. Si on compile les données sur une base quinquennale (2007-2011), le Québec affiche un taux d’emploi moyen de 43 %, soit quatre points de pourcentage de plus que la moyenne canadienne (39 %) pour l’ensemble de cette période. Seul le Manitoba présente un taux plus élevé, à 44 %.
Les données de l’Enquête sur la population active révèlent également une importante progression durant les dernières décennies du pourcentage d’étudiants qui travaillent, passant de 27 % pour la période 1981-1990 à 40 % en moyenne pour 2001-2010.
Augmentation du nombre d’heures travaillées
Les étudiants québécois de 15 à 24 ans se démarquent également de leurs collègues canadiens au chapitre du nombre d’heures travaillées. En 2011, ils ont consacré en moyenne 14 heures par semaine à un travail rémunéré, soit près d’une heure de plus que la moyenne des autres provinces.
À l’instar du taux d’emploi, le nombre d’heures travaillées a connu une augmentation considérable au cours des dernières décennies, passant de 12,8 heures par semaine durant la période 1981-1990 à 14,7 % pour 2001-2010.
Cette augmentation du taux d’emploi et du nombre d’heures travaillées s’expliquerait en partie par la forte croissance qu’a connue, dans les années 1980 et 1990, le commerce de détail, un secteur requérant une main-d’œuvre peu qualifiée.
L’augmentation de la participation des étudiants au marché du travail soulève évidemment la question de son impact sur la réussite scolaire et la persévérance scolaire. La plupart des observateurs du milieu s’entendent sur une limitation du travail rémunéré à 15 heures par semaine. L’Institut de la statistique du Québec rappelle toutefois l’absence de consensus sur la relation existant entre le temps de travail et la réussite scolaire.
[ 06-02-2013 ]