Dossier burn-out

Prêt… pas prêt pour le retour au travail? (suite)



Retourner… trop tôt

Si certaines personnes en burn-out tardent à reprendre le travail, d’autres ont le réflexe inverse. Que ce soit pour des questions financières ou parce qu’ils sous-estiment leur état, des travailleurs retournent au boulot même si leur médecin ou leur psychologue croient qu’ils ne sont pas prêts. Or, ce pari peut être risqué, fait savoir Nicolas Chevrier. «En fin de compte, ces gens vont coûter encore plus cher à l’assureur et à l’employeur, car ils risquent fort de rechuter», prévient le psychologue.

Idéalement, la personne doit se donner suffisamment de temps pour acquérir certaines habiletés, comme l’affirmation de soi, pour mieux composer avec les exigences de son travail. En règle générale, le fait de pouvoir compter sur un bon suivi, celui d’un psychologue et d’un médecin, peut permettre d’éviter un retour précoce ou trop tardif.

Partir ou rester

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Il arrive qu'un travailleur ne veuille tout simplement plus retrouver son ancien emploi. Dans ce genre de cas, «la personne doit accepter sa part de responsabilités et comprendre que son assureur et son employeur n’ont pas à assumer les frais liés à sa période de recherche d’emploi», souligne Éric Hurteau.

En d’autres mots, la personne qui redevient apte au travail a trois options : reprendre son boulot, demander un changement de poste à son employeur ou démissionner. Attention toutefois à la tentation de faire des changements radicaux dès le début de l’arrêt de travail. «Pendant un burn-out, le travailleur risque d’idéaliser une autre carrière et de ne voir que les aspects négatifs de son travail», fait savoir Nicolas Chevrier. En ce sens, il peut être plus prudent d’attendre de recouvrer la santé, de réintégrer son milieu et de valider ses insatisfactions sur le terrain afin de prendre une décision aussi éclairée que possible.


Une aide précieuse

Plutôt méconnu, le conseiller en réadaptation a pour rôle de faciliter la reprise du travail en offrant un suivi personnalisé aux personnes en arrêt de travail. Ce suivi peut prendre la forme de rencontres ponctuelles ou d’un accompagnement soutenu pendant plusieurs mois.

Souvent ergothérapeute, psychologue ou travailleur social de formation, le conseiller peut offrir un soutien psychologique à la personne en burn-out et l’aider à préparer son retour en collaboration avec le médecin traitant et le patron. Par exemple, si un employé n’a pas retrouvé sa pleine concentration, le conseiller pourra discuter avec le médecin de la possibilité d’un retour progressif. Il peut également rencontrer le patron de l’employé et discuter avec lui des différentes options d’allégement de l’horaire ou de tâches.

Le conseiller œuvre généralement pour le compte des employeurs et des assureurs. Ce sont eux d’ailleurs qui payent ses honoraires. La personne en arrêt de travail peut vérifier auprès de l’entreprise qui l’emploie ou de son assureur, s’ils ont des programmes de réadaptation dont elle pourrait bénéficier.


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Résultats



Québec

37,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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