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Comment ne pas être un loser

Réveillez votre chance

La chance ne tombe pas du ciel, elle se crée. Le timing, c’est-à-dire l’art d’être au bon endroit au bon moment, n’est pas complètement dû au hasard. On ne naît pas chanceux, on le devient, semble-t-il.

par Mylène Tremblay
Photos : Luc Lavergne
Coordination : Martine Roux


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 1 janvier 2006


À 33 ans, marié et père de deux fillettes (bientôt trois), le pilote d’avion Alexandre Grand’Maison est considéré par ses proches comme le «mardeux» par excellence. Toujours au bon endroit au bon moment, il a un parcours personnel et professionnel exemplaire.

«J’ai toujours voulu piloter des avions, dit-il. Comme j’avais un but précis, j’ai canalisé toutes mes énergies en ce sens.» Même s’il est difficile de percer dans l’aviation, encore plus lorsqu’on veut être aux commandes d’avions de ligne pour un transporteur aussi important qu’Air Canada, le jeune homme a bénéficié d’une conjoncture favorable.

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En 1994, quand Alexandre sort de l’école, le secteur de l’aviation se porte relativement bien. Il met alors le cap sur la Côte-Nord et se fait embaucher comme pilote de brousse à Sept-Îles. Deux ans plus tard, on le recommande chez Air Alliance, à Québec; il y reste un an avant de tenter sa chance chez Air Canada, en 1997. Et il obtient le job. Il y a un peu plus d’un an, malgré les soubresauts financiers du transporteur – des centaines de pilotes ont été mis à pied –, Alexandre conserve son emploi comme premier officier sur les Boeing 767 parce qu’il a alors cumulé assez d’ancienneté.

La vie n’a pourtant pas été toujours si simple. Adolescent, Alexandre a connu sa période noire à la suite de la rupture de ses parents. «Mais j’essaie de conserver une bonne attitude envers la vie. Le soutien de ma famille et de mes amis me redonne de l’énergie, alors je mets mes problèmes derrière, je tire des leçons et je continue. À force de souhaiter la bienvenue à la chance, elle me sourit.» S’il se croit chanceux, c’est davantage par rapport à sa carrière qu’à sa famille et à son solide réseau d’amis. «L’amour et l’amitié, ça ne tombe pas du ciel, ça s’entretient. J’ai appris que pour être bien, il fallait cultiver des pensées positives et faire confiance au destin. Tout se passe entre les deux oreilles.»

Alexandre
Grand'Maison

Alexandre Grand’Maison est l’incarnation parfaite de la théorie du psychologue britannique Richard Wiseman, l’un des rares chercheurs à avoir décortiqué les secrets de la chance. Pendant les huit années où il a étudié pourquoi certaines personnes ont de la chance et d’autres non, il a acquis la certitude que la bonne fortune, loin d’être liée à la superstition ou à des facultés paranormales, est tributaire du comportement et de la personnalité.

La chance, avance-t-il, est un état d’esprit. Une question d’attitude. Elle se donne à ceux qui veulent bien s’y prêter. «Les chanceux ont une vision différente d’eux-mêmes et de la vie. Ils croient au bonheur et au succès, tandis que les malchanceux sont plutôt convaincus que le pire est assuré», souligne-t-il dans Notre capital chance (éditions JC Lattès, 2003), livre culte qui recense les résultats de ses travaux. «Quand les gens pensent avoir de la veine, les occasions se présentent. C’est un cercle vertueux.»

«Je pense que j’ai de la chance parce que j’ai toujours su ce que je voulais faire dans la vie : piloter des avions.»
— Alexandre Grand’Maison, 33 ans, pilote d’avion, Air Canada

Pensée magique?

Martina Neumann est taillée dans le même bois qu’Alexandre. Un jour qu’elle s’était coincé un bras dans une porte, elle a réagi en se disant qu’elle avait de la chance puisqu’elle aurait pu se sectionner les doigts! D’origine allemande, cette grande blonde de 36 ans au large sourire a grandi à Cologne avant de quitter sa ville natale il y a 13 ans pour parcourir le monde. Après Munich, San Francisco et Montréal, où elle a occupé divers emplois, elle a choisi récemment de mettre le cap sur Paris avec deux valises… et une sacrée dose de chance.


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Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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