Trois jeunes travailleurs se sont portés volontaires pour une revue de leurs compétences clés à l'aune du Profil de l'employabilité, le guide élaboré par Doug Watt pour le Conference Board du Canada.

Ces travailleurs ont été choisis parce qu'ils détiennent des qualités et des aptitudes qui leur permettent d’être particulièrement efficaces dans leur domaine respectif — bref, ils remplissent leurs tâches avec brio et épatent leurs patrons.
Pour comprendre ce qui fait leur succès, nous avons cherché à identifier les compétences qui ont fait craquer leurs supérieurs. Chacun s'illustre ainsi dans l'un des trois grands groupes de compétences clés, tels que définis dans le document du Conference Board : les compétences académiques, les qualités personnelles et l’esprit d’équipe. Voici tout d'abord une courte présentation de nos trois cobayes.
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Philippe Poitras a été le premier employé engagé par YOUge.com, une jeune entreprise de marketing spécialisée dans le développement de technologies de «diffusion virale» sur Internet. Ses employeurs avaient besoin d’un bon administrateur, mais surtout d’un bon communicateur, d’une personne rigoureuse, ouverte aux commentaires, loyale, mature, et qui partage leur vision. «Quand on s’est assis avec Philippe, on a vu qu’il embrassait notre idéal, dit son patron, Louis Gagnon. C’était ce qui comptait le plus.»
Les compétences académiques
Communiquer, penser et apprendre
Cette première catégorie regroupe des compétences toutes simples, mais combien indispensables : savoir réfléchir et résoudre des problèmes, savoir classer l’information, être capable de communiquer ses idées de façon claire, par écrit et oralement, en utilisant des chiffres et préférablement dans plus d’une langue... Dans le Profil de l'employabilité, l’accent est toutefois mis sur les aptitudes à la résolution de problèmes, notamment sur l’utilisation des raisonnements mathématiques. «Comprendre les concepts scientifiques de base, avoir des aptitudes en mathématiques, être à l’aise avec les nouvelles technologies : toutes ces compétences sont très en demande», explique Doug Watt, l'auteur du guide.
Communiquer Questionné sur son expérience au gouvernement fédéral, Philippe Poitras ne peut s’empêcher de dessiner sur un tableau la structure ministérielle, histoire de s'assurer que son interlocuteur ne se perde pas dans les dédales de son cheminement professionnel. Quand il transmet une idée, il aime que ce soit clair. Et ça l’est! Son aptitude pour l’écriture, il l’a acquise en même temps que son bilinguisme et son esprit de synthèse, en travaillant pour le gouvernement canadien. «Je devais prendre des dossiers volumineux et les transformer en un résumé d’une ou deux pages pour le ministre.»
Penser et apprendre Philippe pense et apprend vite! «En un mois, j’ai absorbé ce qu’il fallait pour devenir directeur général par intérim d’un organisme du domaine de la géomatique, alors que je n'avais jamais œuvré dans ce secteur», raconte-t-il. Il doit sa pensée structurée à ses études en économie. Et il croit posséder un don particulièrement utile pour une jeune entreprise. «J’ai à la fois une vue d’ensemble et une vue détaillée de l’entreprise.» Son patron a été séduit par ses compétences clés : «Je dirais même que ce sont elles qui ont été les plus déterminantes pour son embauche», dit-il. Sa rigueur intellectuelle et son désir de s’améliorer ont pesé lourd dans la balance. «Philippe est en apprentissage permanent», ajoute Louis Gagnon.
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