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Pourquoi toi chef et moi Indien?

Erreur sur la personne

Les mauvais patrons se distinguent plus aisément que les bons boss, car ils condensent une foule de comportements agaçants. Et leurs erreurs ne pardonnent pas!

par Jean-Sébastien Marsan
Photos : Marie-Claude Hamel


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 5 Mai 2007


«Un mauvais patron n’écoute pas ses collègues, prend le crédit du travail des autres, n’est pas disponible pour ses employés et évite les conflits, selon Alain Ishak, directeur pour le Québec de la firme de services-conseils en ressources humaines Hay Group. De plus, il est manipulateur, manœuvre à son avantage et est incapable d’empathie. Il est si inflexible qu'il tue l’innovation. La cerise sur le sundae : il est “invisible”; toujours en voyage, toujours à l’extérieur de l’entreprise.»

«Souhaiter plus de pouvoir est une mauvaise raison pour vouloir devenir patron», soutient Vincent Sabourin, professeur de stratégie des affaires à l'UQAM. «On devient patron parce qu’on pense pouvoir être utile et parce qu'on veut servir la cause de l'organisation. On le devient pour servir : on sert des clients, une haute direction ou un conseil d’administration, on est aussi au service d’une équipe. Les gens qui ne veulent pas faire ça, eh bien, qu’ils ne deviennent pas patrons!»

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Un exemple de patron qui n’aurait pas dû être promu? «George W. Bush», répond spontanément Vincent Sabourin. «Ses valeurs ne reflètent pas celles de la majorité des citoyens américains. Il prend des décisions sans obtenir l’engagement du public. Son travail est d’être en harmonie avec les valeurs des Américains. Et dans la tempête, il ne respecte pas ses engagements. Il y a aussi une rumeur qui circule à l’effet qu’il serait motivé par des intérêts personnels dans le domaine pétrolier.»

«Des mauvais patrons, j’en ai rencontré plusieurs. C’étaient des gens assez autocrates», confie Pierre-Marc Meunier, psychologue du travail et président de Consul-Source. «L’un d’eux était le champion du taux de roulement de main-d’œuvre. C’était pourtant un dirigeant très compétent, qui avait mis sur pied des usines à l’étranger. Cet homme avait aussi un sang-froid extraordinaire : au Pérou, il avait affronté le Sentier lumineux [groupe révolutionnaire d’inspiration maoïste] le couteau sur la gorge! Quelqu’un de si peu peureux a toujours besoin d’action. Ainsi, quand ça allait bien dans son usine québécoise, pour lui c’était le signe que ça allait mal. Alors il congédiait à tour de bras pour créer du mouvement!»

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