Vincent Sabourin, professeur de stratégie des affaires à l’UQAM, étudie le travail des directeurs généraux d’entreprises. De toutes les études menées avec son équipe, le Groupe de recherche sur les stratégies d’exécution, cinq tactiques de gestion se distinguent.
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De toutes les études menées avec son équipe, le Groupe de recherche sur les stratégies d’exécution, cinq tactiques de gestion se distinguent.
1. Se concentrer sur les résultats à obtenir.
«La différence entre un bon patron et un moins bon, c’est notamment la capacité à être clair sur les résultats attendus, qui doivent avoir été définis avec les patrons des patrons, les services, les équipes, les fournisseurs et les clients.»
2. Obtenir l'engagement des employés.
«Quelqu’un peut mobiliser des employés en leur disant : “Si vous ne faites pas telle tâche, vous allez perdre votre job.” Ils seront mobilisés, mais le véritable enjeu, c'est l’engagement des salariés envers l’entreprise. Avec les mauvais patrons, les employés font des choses imposées, sans comprendre pourquoi.»
3. Mobiliser les salariés pour la réalisation d'un projet.
«Seulement
le quart des employés donnent 75 % des résultats d’un service. Autrement dit, quand les patrons veulent obtenir des résultats, ils se fient toujours aux mêmes employés. Un bon directeur est capable d’aller chercher la contribution d’une majorité, disons 75 % ou 80 % des employés d’un service. Il faut responsabiliser les collaborateurs.»
4. La capacité de répondre aux urgences.
«Généralement, la réputation d’un patron passe beaucoup par le test des crises, des situations difficiles. Lorsqu’on trouve des solutions en situation d’urgence,
on confirme son leadership.»
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5. L'intégrité.
«Les directeurs
généraux les moins efficaces prennent beaucoup de raccourcis», dans le sens péjoratif du terme. «Ce sont des boss qui respectent les principes, la mission et les valeurs de l’organisation... sauf quand ils sont pressés!»