Les personnes qui occupent des postes d’autorité prennent des décisions qu’elles doivent faire appliquer. Ce rôle exige assurance et confiance en soi, mais il doit aussi laisser place à l’ouverture d’esprit et à la consultation.

Une partie du rôle du gestionnaire est de soutenir les membres de son équipe lorsqu’ils rencontrent des difficultés dans l’exécution de leurs tâches. Le poste laisse peu de place au doute, estime Yvan Lambert, directeur adjoint de la formation sur mesure au Centre d’entreprises de l’Université de Sherbrooke. «Un gestionnaire doit dégager de l’assurance», affirme-t-il.
Cependant, cela ne veut pas dire d’adopter l’attitude d’un tyran! Car un bon gestionnaire peut être sûr de lui tout en mettant en doute ses propres décisions. Il peut également consulter ses employés, ce qui lui permet d’avoir une bonne vue d’ensemble de la situation et de mieux connaître la réalité sur le terrain.
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Les personnes œuvrant dans le domaine de la sécurité publique, par exemple, se posent des questions. «Les services de police qui procèdent à une perquisition dans une affaire de stupéfiants vont ensuite débreffer pour faire un retour sur l’événement», raconte Bernard Daniels, enseignant en techniques policières au Collège de Maisonneuve. Ce faisant, ils évaluent leurs méthodes d’intervention, ciblent leurs bons coups et déterminent les aspects à travailler.
Néanmoins, lorsqu’il faut passer à l’action, ce n’est plus le moment de douter. «Une personne bien préparée sera mieux à même de faire preuve d’assurance lors de son intervention», précise Bernard Daniels. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les policiers connaissent bien leurs droits, leurs obligations et les procédures à appliquer, ce qui leur confère toute la légitimité d’agir.