La compétition est forte dans la jungle du rire. Outre le talent, que faut-il aux candidats pour se tailler une place dans l’industrie de l’humour?

Faire rire peut sembler facile, mais la mécanique de l’humour est réglée au quart de tour. Un travailleur du rire avec du talent n’est rien sans discipline, croit Louise Richer, directrice de l’École nationale de l’humour (ENH), le seul établissement québécois à offrir les programmes Création humoristique et Écriture humoristique. «Il doit être un observateur, avoir l’esprit vif et toujours traîner son carnet de notes», ajoute-t-elle.
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Selon Louise Richer, une carrière d’humoriste prend généralement cinq ans avant de démarrer. Le réseau des bars est un passage obligé et les spectacles sont rarement payants, renchérit M. Girardeau. La directrice générale de l’Association des professionnels de l’industrie de l’humour, Francine Dubois, explique que les humoristes doivent avoir la couenne dure. «Lorsqu’une blague ne fonctionne pas, la réaction des spectateurs est immédiate.» Il faut apprendre à encaisser le coup!