En temps de crise, certains travailleurs peuvent accepter d’effectuer plus de tâches qu’à l’habitude. Mais, ils doivent s’assurer de bien négocier le travail supplémentaire avec leur patron pour ne pas se brûler.
Clarifier les attentes
Assoyez-vous avec votre employeur pour voir les tâches supplémentaires qui vous seront attribuées. Assurez-vous de bien comprendre ce qu’il y a à faire pour évaluer si vous pouvez accepter ces responsabilités. Si vous avez des réticences à effectuer une tâche, exprimez-le clairement à votre supérieur. «Votre employeur pourra alors mieux vous encadrer ou s’arranger pour combler votre manque de connaissances, s’il y a lieu», mentionne Sylvie Lepage, conseillère en ressources humaines et présidente fondatrice d’Innovation RH.
Mettre des limites
Une situation difficile au sein d’une entreprise peut s’étaler sur de courtes périodes comme elle peut se prolonger plus longtemps que prévu. «Il faut absolument que l’employé gère son énergie. Il peut offrir son aide et redoubler d’ardeur durant une semaine, mais pourra-t-il tenir le coup pendant des mois?», questionne Joëlle Charpentier, conseillère en ressources humaines agréée pour la firme Maletto et associés.
Pour éviter l’épuisement, demandez à votre employeur de revoir la situation régulièrement (chaque semaine ou aux deux semaines) afin de réajuster votre charge de travail selon vos capacités.
Tirer parti de la situation
Le fait de recevoir de nouvelles tâches est une belle occasion de développer sa polyvalence et de faire valoir de nouvelles compétences auprès de son employeur, estime Sylvie Lepage.
«Par exemple, certaines personnes sont fortes en temps de crise et prennent plus de leadership au sein de leur équipe de travail, note Mme Charpentier. Elles manifestent leur force au niveau des compétences ou par une attitude dynamique pour soutenir leurs collègues de travail.» La mise en valeur de ces qualités pourrait vous permettre d’avancer dans l’entreprise une fois la crise passée.
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