Guide de survie - Vie de bureau

Sans un sou devant soi


Plus de 30 % des Québécois auraient du mal à joindre les deux bouts si une seule paie venait à manquer, selon l’Association canadienne de la paie. Une situation qu’un minimum d’organisation permet parfois d’éviter.


par Anick Perreault-Labelle



«C’est stressant d’être systématiquement serré à la fin du mois, et le stress affecte la santé», rappelle Jacinthe Nantel, intervenante en consommation à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) des Basses-Laurentides.

Sans compter que, si leur voiture ou leurs dents nécessitent des soins imprévus, les personnes sans économies se tournent vers le crédit. Bref, «elles s’endettent et, donc, finissent par payer des intérêts», ajoute Sylvain Lafrenière, conseiller budgétaire à l’ACEF du Nord de Montréal.

Emprunter de l’argent à son patron

Pour se tirer du pétrin, certains sont tentés de demander une avance sur leur paie à leur patron. «Si cela arrive rarement, celui-ci pourrait accepter, surtout si l’employé gagne un petit salaire», estime M. Lafrenière. Ceci dit, l’employé risque de tomber dans un cercle vicieux : il devra rembourser cette avance avec sa prochaine paie qui sera… tout aussi modeste! «En plus, il donne l’impression d’être mal organisé d’un point de vue financier», dit Mme Nantel.

Quand la tirelire est toujours vide à la fin du mois, mieux vaut consulter une ACEF pour apprendre les rudiments d’un budget. Ou transférer automatiquement 5 % ou 10 % de son chèque de paie dans un compte bancaire auquel on ne peut pas accéder avec sa carte de guichet. Histoire d’être mieux préparé pour la prochaine urgence!





Qu’est-ce qui vous manque le plus au travail?










Résultats



Québec

37,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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