Même si personne n’aime en parler, les recruteurs, eux, aiment bien ce genre de questions sadiques! En fait, ils veulent savoir ce que vous avez appris de vos erreurs en présumant que vous ne les commettrez plus. Racontez seulement les échecs que vous avez eu pleinement le temps d’analyser, qui vous ont fait avancer ou qui ont été pour vous des leçons de vie.
Voici une question pour démasquer ceux qui postulent à gauche et à droite sans détenir l’expérience ou les compétences requises. On la pose aussi afin de savoir si le candidat a la même définition du poste que l’employeur, et de mettre les pendules à l’heure. Pensez à votre réponse avant l’entrevue. Sachez quelles sont les tâches à accomplir et découpez-les en quelques étapes. N’hésitez pas à demander si votre définition ressemble à celle que l’employeur avait en tête.
Cette question perd en popularité car, dans le contexte actuel, les travailleurs changent souvent d’emploi au cours de leur carrière. Mais certains recruteurs la lancent quand même en fin d’entretien pour voir si le candidat est cohérent et savoir ce qui le motive à long terme. D’autres vont essayer de déceler si le candidat a de l’ambition. Mais attention, un excès d’ambition peut effrayer l’employeur! Si vous craignez que vos objectifs de carrière n’entrent en conflit avec le poste convoité, dites simplement : «J’espère que la personne que je serai devenue dans cinq ans occupera un emploi qu’elle aime.»
Une entrevue dans les deux sens
L’entrevue d’emploi peut vous en dire long sur un environnement de travail. Pourquoi ne pas en profiter, vous aussi, pour évaluer l’entreprise qui risque de vous embaucher? Si on vous demande ce que vous attendez d’un patron, que vous répondiez «Du respect et un petit merci de temps en temps…», mais que le recruteur vous avoue ne pas être très fort sur les mercis… c’est un pensez-y bien!