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Guide de survie - Entrevue

Le stress avant l’entrevue: d’où vient-il?


Ça y est, un recruteur vient tout juste de vous convoquer en entrevue! Si vous sentez monter le stress en vous de façon incontrôlée, lisez ce texte.


Par Éveline Marcil-Denault, M.Ps., psychologue organisationnelle



Des dizaines de raisons peuvent expliquer pourquoi l’entrevue de sélection vous stresse autant. En voici au moins quatre. À vous de voir si elles s’appliquent à votre situation.

1. Vous vous sous-estimez.

Les personnes qui ont peu confiance en elles sont plus enclines que les autres à ressentir du stress. Elles ont tendance à croire qu’elles ont peu de contrôle sur la situation qu’elles doivent affronter. Vous vivrez plus de stress que nécessaire si vous ne reconnaissez pas vos atouts et que vous persistez à vous percevoir comme étant peu habile pour faire bonne impression, pour expliquer vos réalisations ou pour répondre à des mises en situation fictives.

2. L’entrevue vous fait peur.

Percevez-vous l’entrevue comme une occasion de vous faire connaître ou comme un test parsemé de pièges visant à mettre en évidence vos lacunes? Le deuxième point de vue, moins constructif que le premier, amplifie votre stress en exagérant l’ampleur de la tâche qui vous attend en entrevue. Rappelons que le stress est une réaction normale qui se déclenche lorsqu’une situation nous met au défi ou nous menace. Posez-vous deux questions : De quoi ai-je peur? Cette peur est-elle bien rationnelle et justifiée?

3. Vous ne reconnaissez pas votre part de contrôle sur l’entrevue.

Croyez-vous que les dés sont déjà joués avant l’entrevue? Face à un défi exigeant, il nous arrive de perdre de vue notre part de contrôle sur les événements; on se sent impuissant, démuni et stressé. Pourtant, le candidat peut renforcer son sentiment de contrôle et atténuer le stress de façon importante. Il lui suffit de reprendre la maîtrise de certains éléments : se préparer à faire valoir ses expériences passées, colliger toute l’information disponible sur le poste visé et bien se reposer avant l’entrevue, par exemple.

4. Vous n’avez pas de «plan B» en cas d’échec.

Vous savez qu’il y a trois autres finalistes pour le poste? L’échec est donc possible. Rien ne sert de se mettre la tête dans le sable! En plus d’accroître leur stress avant l’entrevue, les personnes qui ne prévoient pas de plan B s’exposent à un plus grand sentiment de déception lorsque l’échec se confirme. Que ferez-vous si vous n’avez pas le poste? Avez-vous d’autres options? Que pourrez-vous apprendre de cet échec, le cas échéant? Sans sombrer dans le défaitisme, envisager l’échec avec sérénité pourrait bien diminuer votre stress...

La psychologue organisationnelle Éveline Marcil-Denault, M.Ps., est l'auteure du livre Du CV à l’embauche (Ed. Quebecor, 2005).






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