Il peut être stressant de se retrouver en entrevue devant un comité plutôt que devant un seul recruteur. Cette situation présente toutefois des avantages.
En règle générale, les comités ou panels de sélection prennent des décisions plus objectives que les recruteurs qui agissent seuls. En répartissant les tâches entre eux, les recruteurs arrivent à mieux observer et écouter le candidat. Une personne pose les questions, une autre prend des notes, une troisième participe aux simulations, etc. Voici trois principes simples à appliquer pour faire bonne impression auprès d’un panel.
Chaque membre du comité veut sentir qu’il a un contact privilégié avec le candidat. Pour leur donner cette impression, il faut serrer la main de tout le monde au début et à la fin de l’entrevue. Prenez aussi soin d’établir un contact visuel avec tous les évaluateurs chaque fois que vous parlez. Enfin, assurez-vous de soutenir l’intérêt de tous. Si un membre du comité baille ou a le regard absent, cherchez à capter son attention par un contact visuel, en parlant moins vite ou en changeant l’intonation de votre voix.
Le panel est un outil de sélection coûteux, car il mobilise plusieurs évaluateurs en même temps. Ces personnes doivent aussi prévoir du temps pour délibérer et se concerter après chaque entrevue, ce qui peut être long. Les membres du comité apprécient donc les candidats qui écoutent bien les questions, qui formulent des réponses succinctes et qui sont sensibles aux signes non verbaux leur indiquant d’abréger leurs réponses. Bien entendu, les membres du comité savent que vous êtes stressé. Ils seront donc compréhensifs si vous demandez que l’on répète une question... mais pas toutes! Par ailleurs, n’attendez pas que l’on vous coupe la parole poliment ou que l’on vous demande d’être plus concis pour raccourcir vos réponses si vous sentez que quelqu’un s’impatiente.
Lors de jeux de rôle, il faut centrer son attention sur l’évaluateur qui nous donne la répartie. Le succès de cet exercice dépend de l’habileté du candidat à se concentrer sur cette situation fictive. À ce moment seulement, on peut faire abstraction de toutes les autres paires d’yeux braquées sur nous.
La psychologue organisationnelle Éveline Marcil-Denault, M.Ps., est l'auteure du livre Du CV à l’embauche (Ed. Quebecor, 2005).