Votre salaire n’est pas assez élevé, croyez-vous? Avant de demander une augmentation, il vous faut étayer votre requête. Voici les conseils de Marie Claude Lamarche, psychologue spécialisée en santé psychologique au travail.
Préparez-vous
1. Renseignez-vous sur le salaire versé ailleurs.
Pour ce faire, vous devrez repérer des postes équivalents au vôtre. Vous pouvez consulter des offres d’emploi, ou les enquêtes salariales publiées dans les revues professionnelles et sur Internet. Le site
Information sur le marché du travail, d’Emploi-Québec, pourrait aussi vous aider.
2. Dressez votre bilan personnel.
Votre charge de travail et vos responsabilités ont-elles augmenté? Quelles sont vos réalisations? Avez-vous recruté de nouveaux clients ou évité que des erreurs soient commises?
3. Préparez ce bilan par écrit, en une seule page.
Votre patron aura en main l’information nécessaire pour analyser votre demande. Il pourra aussi la présenter à son propre supérieur, s’il y a lieu.
4. Déterminez le salaire que vous pensez mériter...
...Et celui que vous êtes prêt à accepter. «Vous pouvez par exemple demander une majoration de 5 %, en vous disant que n’accepterez pas moins de 3 %. Ainsi, votre salaire augmentera au moins autant que le coût de la vie», suggère Mme Lamarche. Pour d’autres trucs, consultez notre article
Comment déterminer ce que vous valez?
5. Prenez rendez-vous avec votre supérieur immédiat.
Laissez-le choisir un moment où il aura le temps de vous écouter.
Pendant la rencontre
1. Présentez votre bilan avant de demander de l’argent.
Tout d’abord, il faut montrer à votre patron que vos réalisations ont une valeur pour l’entreprise. Il lui sera alors plus difficile de vous dire non.
2. Soyez déterminé, sans être agressif.
Évitez le chantage («Si je n’obtiens pas d’augmentation, je démissionne!») et les comparaisons («Je travaille plus qu’un tel, mais je gagne moins»). Confronter votre patron le mettrait dans de mauvaises dispositions envers vous.
3. Demandez quand vous obtiendrez une réponse.
Fixez tout de suite une autre rencontre. «Sinon, vous hésiterez à revenir à la charge», affirme Mme Lamarche.
La suite des choses
1. La réponse est «non»? Négociez! Montrez-vous ouvert aux arguments du patron, tout en cherchant une autre solution. Peut-être pourra-t-il hausser votre salaire dans trois mois? Ou vous accorder une augmentation moindre?
2. Et si la porte est vraiment fermée? Il vous faudra alors envisager la possibilité de changer d’emploi. «Quand on essuie toujours un "non", c’est que notre travail n’est pas reconnu», dit Mme Lamarche.