Après plusieurs années sur le marché du travail, il peut sembler normal de désirer une promotion. Quand on obtient un poste de gestionnaire, cela confirme notre expertise et notre capacité à assumer des responsabilités plus importantes. Ce cadeau peut toutefois se changer en cauchemar s’il ne sert qu’à marquer la progression d’une carrière ou à octroyer un statut.
Gérer pour les bonnes raisons
D’abord, posez-vous la question : «Quelles sont mes motivations à devenir gestionnaire?» Si vous recherchez la possibilité de mettre à profit toutes vos connaissances, de prendre en charge des équipes de travail, de les motiver et de faire avancer des projets, voilà peut-être de bonnes raisons d'accepter le poste. «En devenant gestionnaire, on change de camps», rappelle toutefois Martine Lemonde, directrice des services professionnels chez Brisson Legris, Révélateurs de potentiels. On devient le patron et non plus le subalterne. «Les intéressés doivent donc se préparer à jouer un autre rôle», affirme Mme Lemonde, et à relever de nouveaux défis.
Avant de chausser ces souliers
Pour vous assurer de faire le bon choix, rencontrez deux ou trois gestionnaires, conseille Martine Lemonde. Demandez-leur ce qui les a le plus surpris à leurs débuts. Ont-ils eu de la difficulté à gérer leurs nouvelles responsabilités par exemple? Demandez-leur quelles sont leurs inquiétudes et leur réalité au quotidien. Bref, allez chercher auprès d’eux des conseils. L’un des gestionnaires rencontrés pourrait même devenir
votre mentor.