Ça y est. Vous avez gaffé une fois de trop au travail. Résultat : votre patron ne vous fait plus confiance et il vous met à la porte. Avant de tourner la page et de chercher un nouveau poste, quelques constats s’imposent.
1. Il n’y a pas d’impunité au boulot.
Les entreprises ont une clientèle à satisfaire, des délais à respecter et des compétiteurs à devancer, souligne Jean Vézina, président de la firme Vézina Nadeau Transition de carrière. Un travailleur qui s’emporte souvent ou qui prend de mauvaises décisions à répétition doit s’attendre à se faire montrer la porte.
2. Les failles sont perfectibles.
Pour éviter de répéter les mêmes erreurs dans son prochain emploi, un travailleur remercié doit prendre au sérieux ce que son ancien patron lui reprochait, explique Diane Desharnais, conseillère en ressources humaines agréée chez André Filion et Associés. Ainsi, un chef d’équipe qui manque de leadership pourrait suivre des cours de gestion.
3. Les relations interpersonnelles comptent.
«Un congédiement est souvent le résultat d’une absence de chimie avec les collègues ou le patron, avance Jean Vézina. Même les travailleurs compétents peuvent être congédiés s’ils ne savent pas communiquer.» Il faut donc soigner ses relations au bureau et éviter à tout prix de polluer le climat de travail en étant arrogant, par exemple.
4. La sécurité d’emploi absolue n’existe pas.
De nos jours, il vaut la peine de se tenir au courant des grandes tendances qui marquent le secteur d’activité où l’on évolue. «Dans l’entreprise privée, les travailleurs sont à la merci des compressions de personnel causées par une fusion avec une autre compagnie ou encore par la robotisation d’une chaîne de montage», affirme Jean Vézina. Un travailleur conscient de cette réalité tente de se démarquer des autres en améliorant sa productivité.
5. Perdre un emploi, ce n’est pas perdre son identité.
Évidemment, les individus se définissent en partie par leur profession. Il ne faut toutefois pas résumer sa vie à son CV. Et le travail n’est pas la seule façon de se réaliser, croit Diane Desharnais. «La réalisation passe aussi par la famille, les amis, la vie sociale.»