Les chercheurs d’emploi très sûrs d’eux tombent de haut lorsqu’ils n’obtiennent pas le poste désiré. Quelques trucs pour rester plus réaliste.
Certains pensent avoir décroché un poste dès qu’on les convoque en entrevue. Pourtant, il reste alors quelques étapes à franchir avant d’entendre la phrase : «Vous êtes embauché.» Voici des pistes pour éviter de mettre la charrue avant les bœufs.
1. Gardez les pieds sur terre. «Tant qu’on n’a pas d’offre sur papier devant soi, il faut continuer les démarches», estime Christine Caillé, vice-présidente aux relations clients pour Le groupe KWA, un cabinet de gestion de carrière. Entrevue ou pas, on doit consulter d’autres offres d’emploi, envoyer des CV et relancer les employeurs que l’on a déjà contactés.
2. Étudiez toutes les avenues. Jean Vézina, associé fondateur de Vézina Nadeau Labre, conseille de mener de front entre trois et cinq démarches avec diverses entreprises. «En règle générale, le processus de décision aboutit de huit à seize semaines après la première approche.» Pendant ce temps, on pourrait dénicher d’autres offres plus intéressantes que celle sur laquelle on misait au départ… et améliorer notre pouvoir de négociation. «Ce qui est intéressant, c’est d’avoir la possibilité de négocier son salaire et ses conditions parce qu’on a plusieurs offres d’emploi. Pas d’être coincé et de ne plus rien pouvoir exiger», souligne Jean Vézina.
3. Exploitez vos surplus d’énergie. Décrocher une entrevue, ça donne confiance en soi. Profitez-en pour redoubler d’ardeur dans vos autres démarches!
4. Évitez la complaisance. «Certes, il faut être confiant en entrevue, affirme Robert Ducharme, consultant chez Adecco Services-conseils RH à Montréal. Un trop grand enthousiasme ou une teinte de complaisance peuvent toutefois indisposer l’employeur et lui faire renoncer à une candidature.»
5. Postulez des emplois qui correspondent à vos compétences. Quand on est trop sûr de soi, on vise parfois trop haut. Or, si on obtient un poste qui surpasse nos compétences, on risque d’être dépassé par le boulot à accomplir. «C’est un coup à l’orgueil qui peut mener au stress, à l’échec, voire à l’épuisement professionnel», dit la psycho-sociologue Monique Soucy.
Extrait du site : carriere.jobboom.com/carriere/guide-survie
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