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Guide de survie - Réorientation

Changer d’air... ou de carrière?


Pensez-vous devoir changer de carrière? Éprouvez-vous le sentiment de ne pas être au bon endroit? Vos tâches et votre environnement de travail ne vous stimulent plus? On peut parfois avoir envie de tout laisser tomber et de changer de cap.


Cet article est validé par Brisson Legris et Associés,
évaluation et gestion de carrière



Réfléchir avant d’agir

Une telle remise en question peut mettre en doute la pertinence des choix faits auparavant, un peu comme si tout ce qu’on avait bâti au cours des dernières années s’écroulait. Ce questionnement mène souvent à croire qu’on devrait repartir à zéro, ce qui n’est pas une mince affaire. Un nouveau choix professionnel peut en effet bouleverser bien des choses : situation financière, reconnaissance des acquis, horaire, engagements familiaux, loisirs, etc. Mais un virage à 180 degrés n’est pas toujours de mise, et les enjeux d’une réorientation de carrière sont beaucoup trop sérieux pour chambarder sur un coup de tête.

Faire le point

C’est en faisant le point sur ses acquis personnels et professionnels et en explorant les différentes possibilités qui s’offrent à soi qu’on peut avoir une meilleure idée de l’ampleur du changement nécessaire. Pour y parvenir, voici les grandes étapes à suivre :

• Effectuer un bilan professionnel. La plupart des gens ont tendance à vouloir tout recommencer car ils ignorent la valeur de leur bagage de connaissances et de leurs capacités. Le bilan permet de mesurer ses acquis, de déterminer les valeurs qui nous motivent et de cibler les tâches qu’on souhaite conserver ou éliminer de sa vie professionnelle.

• Explorer les différentes options à sa portée. Cette étape permet de déterminer les emplois rattachés à son domaine d’études ou d’activité. Étrangement, bien des gens n’ont pas idée de tous les postes que leur formation ou leurs connaissances leur permettraient d’occuper. Pour en faire le tour, vous pouvez consulter des répertoires de professions, comme la Classification nationale des professions ou encore des sites comme www.emploisetc.ca. Les descriptions de programmes des maisons d’enseignement contiennent aussi beaucoup d’information pertinente. Si vous faites partie d’un ordre professionnel, celui-ci peut vous fournir de la documentation sur l’éventail des activités de ses membres. Enfin, vous pouvez vous joindre à un regroupement de professionnels pour développer votre réseau de contacts dans votre domaine, et lire des publications spécialisées pour élargir vos perspectives.

• Voir si l’herbe est plus verte chez le voisin. Cette étape vous demandera probablement plus de temps. Elle consiste à explorer des domaines d’emploi totalement différents du vôtre. Vous pouvez encore une fois consulter les ressources mentionnées au point précédent. Notez toutes les professions qui vous paraissent intéressantes, puis retenez-en 10 que vous avez envie de mieux connaître. Après une collecte d’information sommaire, conservez-en trois pour lesquelles vous ferez des recherches plus approfondies (employeurs, échelles salariales, prévisions du marché du travail, formation nécessaire, etc.). Si possible, rencontrez des gens qui exercent ces professions pour vérifier que la perception que vous vous en faites est juste.

Changer ou pas?

Une fois ce processus complété, on est généralement en mesure de déterminer si l’on devrait vraiment changer de carrière. La réflexion amorcée avec le bilan professionnel prend ici toute son importance : vous devrez vous assurer que les trois professions retenues règlent les problèmes de votre carrière actuelle. C’est parfois à ce moment qu’on réalise qu’un changement radical de carrière ne modifiera en rien notre sentiment d’insatisfaction.

En revanche, si les professions retenues passent le test, on peut alors procéder au choix final du nouvel emploi visé. Pour cela, il faut identifier quelles sont les étapes à franchir pour pouvoir exercer chacune de ces professions. On doit, notamment, évaluer si l’on est prêt à suivre la formation nécessaire, qui peut être de courte durée mais qui peut aussi exiger un véritable retour aux études.

Mais le besoin de changement n’implique pas forcément une nouvelle carrière. Changer d’employeur, de poste ou de responsabilités peut aussi constituer une «migration» suffisante pour retrouver le goût du travail.






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