Une fois libérés de leurs soucis, les salariés sont plus productifs au travail. Certains employeurs l’ont compris et offrent des Programmes d’aide aux employés (PAE). Mais qu’est-ce au juste?
Au Québec, les premiers PAE ont été établis dans les années 1970, raconte Éveline Marcil-Denault, psychologue organisationnelle chez PROACT Solutions Humaines, une entreprise spécialisée dans la gestion et le développement des PAE. Des gestionnaires d’usine se sont aperçus qu’ils n’avaient pas les compétences pour aider certains employés aux prises avec une dépendance à l’alcool. Ils ont donc mis sous contrat des cabinets de psychologues pour soutenir leurs employés.
On trouve aujourd’hui des PAE dans divers milieux de travail, comme des usines, des organismes publics, des établissements d’enseignement, des hôpitaux et des institutions financières. «Pour les entreprises de 500 employés et plus, c’est la norme d’offrir plusieurs avantages sociaux aux travailleurs. Les PAE en font partie, explique Mme Marcil-Denault. Les employeurs se sont rendu compte que ça vaut la peine d’investir dans le bien-être des employés, afin de les aider à être plus productifs.»
Psychologues, conseillers d’orientation, conseillers financiers, avocats, psychoéducateurs et travailleurs sociaux sont régulièrement consultés par le biais des PAE. Or, comme c’est l’employeur qui paie, c’est aussi lui qui décide pour quels services il le fait. Les ressources offertes aux employés de différentes entreprises ne sont donc pas toutes les mêmes. Pour connaître ce qui vous est proposé, vous pouvez vous adresser au service des ressources humaines.
Les salariés utilisent surtout les PAE quand ils vivent des difficultés d’ordre conjugal, comme de la violence ou un divorce. Certaines personnes consultent pour des problèmes personnels, comme l’anxiété et la dépression. Les PAE s’adressent aussi aux employés qui vivent un burnout, du harcèlement au travail, qui n’arrivent plus à gérer leur stress ou qui songent à changer de carrière. «On peut citer l’exemple d’un travailleur qui obtient une promotion, qui s’aperçoit qu’il ne la désire pas vraiment et qui veut se réorienter», illustre Mme Marcil-Denault.