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«Pour les baby-boomers, le régime de retraite est important, remarque Richard Saucier. Un jeune salarié “s’en fout”, c’est le salaire qui compte. Dans une petite entreprise, il n’y a probablement pas de régime de retraite. Avec de la chance, il y a un REER collectif dans lequel l’employeur met un peu d’argent.»
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L’Enquête sur la rémunération globale de l’Institut de la statistique du Québec révèle que le coût moyen d’un régime complémentaire de retraite l’an dernier représentait 4,6 % de la rémunération d’un travailleur. Autrement dit, un travailleur recevant 950 $ de salaire brut par semaine pouvait s’attendre à obtenir environ l’équivalent de 50 $ en contribution de la part de son employeur à son régime de retraite.
À cela peuvent s’ajouter d’autres avantages sociaux, comme l’assurance-vie, l’assurance-maladie complémentaire, l’assurance-soins dentaires, l’assurance-soins optiques, l’assurance-salaire, l’assurance-invalidité de longue durée et les congés parentaux.
«Des entreprises consacrent jusqu’à l’équivalent de 40 % du salaire de base en avantages sociaux», affirme Jean-Luk Pellerin. Ainsi, à 1 000 $ par semaine, un travailleur peut s’attendre à recevoir jusqu’à l’équivalent de 400 $ de plus en avantages de toutes sortes.
Alain Samson, conférencier et auteur bien connu du monde des affaires, suggère de considérer la négociation salariale comme un processus continu. «Pour être bien préparé à négocier, il faut augmenter la valeur perçue de ce que vous apportez à l’organisation. Il faut le faire durant toute l’année, pas uniquement le jour de la négociation salariale pour l’année qui vient.
«La négociation ne donnera absolument rien si, poursuit Alain Samson, tout au long de l’année, vous n’avez pas fait en sorte que vos bons coups soient connus, si quelqu’un d’autre s’est attribué les fruits de votre travail, si vous n’avez pas développé votre réseau. Vous êtes votre propre gérant, votre “René Angélil”!»
«Négocier, c’est quelque chose qui prend du temps, confirme Richard Saucier. Il faut viser à obtenir à long terme la rémunération la plus élevée possible, en se faisant valoir au fil des ans. Des gens choisissent de travailler aujourd’hui pour un salaire plus bas en sachant qu’à long terme, ils finiront par gagner plus. Ce n’est pas une bonne idée de ne penser qu’à maximiser son revenu à court terme. L’important, c’est d’abord d’être heureux au travail», conclut Richard Saucier.
Le bonheur s’encaisserait-il à la banque?
L’Enquête sur la rémunération globale
Dans la dernière édition (2003) de ce document de référence incontournable, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) se base sur 90 emplois repères. «Ce sont des emplois qui se trouvent dans différents secteurs du marché du travail. Nous tenons compte notamment de la définition des tâches et des compétences exigées pour l’emploi», explique Nathalie Mongeau, coordonnatrice des études et analyses en rémunération à l’ISQ.
Pour chaque emploi repère, l’ISQ distingue trois types de cheminements de carrière : le niveau 1, débutant; le niveau 2, celui du salarié autonome ayant cumulé environ trois années de boulot; le niveau 3, celui du spécialiste ayant quelque huit années ou plus d’expérience et qui doit aussi effectuer des tâches de supervision, de coordination, de planification, etc.
Il faut d’abord vérifier si le poste que vous occupez correspond à la définition de l’emploi repère de l’ISQ, disponible dans le site Internet de l’Institut . Le cas échéant, l’Enquête sur la rémunération globale vous renseignera sur les échelles salariales liées à cet emploi, sur le salaire annuel moyen, la valeur des avantages sociaux, les heures moyennes de travail et la rémunération globale.
Pour une comparaison rapide, l’utilisateur peut s’en tenir aux échelles salariales et au salaire annuel moyen, suggère Nathalie Mongeau. Un résumé des descriptions des emplois repères et des données salariales est disponible dans le site Internet de l’ISQ.
L’enquête de l’ISQ est réalisée auprès d’entreprises de plus de 200 employés. Puisque la grande entreprise paie généralement mieux que la petite, il faut utiliser ces données avec discernement.