Salaires
Négocier sa rémunération

Du trac au tact

Vous croyez pouvoir revendiquer le salaire de José Théodore? Très bien, mais sachez toutefois que vous devrez prouver que vous le méritez! B-a ba de la négociation salariale.

par Sandra O’Connor


Magazine Jobboom
Vol. 3 no. 5
septembre-octobre 2002


Soyez fin prêt

«Dans le cas d’une négociation de rémunération, il est important de pouvoir démontrer sa valeur», lance d’emblée Gilles Rouleau, conseiller en ressources humaines agréé et président de SAG Ressources Humaines. En plus du CV, une liste de vos accomplissements professionnels constitue un excellent outil. «La rémunération, c’est payer aujourd’hui pour des choses qui se feront demain, explique le spécialiste. Une demande doit donc être appuyée sur des réalisations qui inspireront confiance.»

En pleine négo

Une règle d’or : «Considérez une offre de salaire comme le prix d’un poste et non comme un prix qu’on vous appose en tant que personne», conseille Gilles Rouleau. En d’autres mots, ne prenez pas ça de façon personnelle!

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La question de la rémunération ne devrait être abordée qu’à la fin de la rencontre avec l’employeur éventuel. Dans la mesure du possible, «laissez l’employeur se commettre avant vous, pour voir ce qu’il est prêt à vous offrir».

Demandez un peu plus que ce que vous espérez obtenir. Si vous désirez 35 000 $, demandez 38 500 $, ou 40 000 $ pour les plus téméraires! Spécifiez que c’est négociable, selon les bénéfices marginaux qu’on vous offrira.

Soyez clair et convaincant. «Avec l’employeur impulsif ou celui qui manque d’écoute, vous étayerez vos arguments de façon concise. Avec un indécis, présentez une demande structurée. Il ne lui restera qu’à dire oui ou non!»

Discutez dès maintenant des autres avantages. «Comme la rémunération comporte de multiples facettes en plus du salaire (fonds de retraite, horaires, assurances, vacances, etc.), certaines de vos demandes pourraient ne rien coûter à l’employeur!»

Ensuite...

Ne donnez pas de réponse immédiatement. Notez ce que l’employeur est prêt à modifier et ce qui est non négociable, puis demandez une période de réflexion.

L’offre vous déplaît carrément? Lors du rappel, mentionnez votre plancher salarial. Encore un refus? Remerciez l’employeur et poursuivez votre recherche d’emploi!

Demeurez ferme, mais souple. Vous pouvez accepter une offre inférieure à vos attentes, mais seulement avec promesse écrite (et claire!) de révision après une période d’essai.

Et pour l’augmentation?

Votre demande d’augmentation ne doit pas s’appuyer sur un seul «bon coup», mais sur le dépassement constant des attentes, sur ce que vous apportez de plus à l’entreprise. «Une augmentation est la reconnaissance de la valeur de votre travail dans son ensemble et non une récompense immédiate», explique Gilles Rouleau.

Soyez sensible à la situation financière de l’entreprise. En retenant vos élans en période de crise, vous pourriez permettre à votre employeur de rester à flot, ce qui l’encouragera à récompenser votre fidélité lors de jours meilleurs.

Évitez les motifs personnels. La nouvelle Mercedes et le chalet sont votre responsabilité financière, pas celle du patron!

Ne comparez pas votre salaire avec celui des collègues. «Sinon, on s’élance dans un océan de pelures de bananes, sans connaître les tenants et les aboutissants de chaque cas», souligne Gilles Rouleau.

Les menaces de départ sont à éviter, à moins d’être prêt à cette éventualité, prévient le conseiller : «Il est possible que le patron vous invite à mettre vos menaces à exécution!»


guide de survie

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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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