Trouver un article
Vous croyez pouvoir revendiquer le salaire de José Théodore? Très bien, mais sachez toutefois que vous devrez prouver que vous le méritez! B-a ba de la négociation salariale.

| Pub. |
La question de la rémunération ne devrait être abordée qu’à la fin de la rencontre avec l’employeur éventuel. Dans la mesure du possible, «laissez l’employeur se commettre avant vous, pour voir ce qu’il est prêt à vous offrir».
Demandez un peu plus que ce que vous espérez obtenir. Si vous désirez 35 000 $, demandez 38 500 $, ou 40 000 $ pour les plus téméraires! Spécifiez que c’est négociable, selon les bénéfices marginaux qu’on vous offrira.
Soyez clair et convaincant. «Avec l’employeur impulsif ou celui qui manque d’écoute, vous étayerez vos arguments de façon concise. Avec un indécis, présentez une demande structurée. Il ne lui restera qu’à dire oui ou non!»
Discutez dès maintenant des autres avantages. «Comme la rémunération comporte de multiples facettes en plus du salaire (fonds de retraite, horaires, assurances, vacances, etc.), certaines de vos demandes pourraient ne rien coûter à l’employeur!»
L’offre vous déplaît carrément? Lors du rappel, mentionnez votre plancher salarial. Encore un refus? Remerciez l’employeur et poursuivez votre recherche d’emploi!
Demeurez ferme, mais souple. Vous pouvez accepter une offre inférieure à vos attentes, mais seulement avec promesse écrite (et claire!) de révision après une période d’essai.
Soyez sensible à la situation financière de l’entreprise. En retenant vos élans en période de crise, vous pourriez permettre à votre employeur de rester à flot, ce qui l’encouragera à récompenser votre fidélité lors de jours meilleurs.
Évitez les motifs personnels. La nouvelle Mercedes et le chalet sont votre responsabilité financière, pas celle du patron!
Ne comparez pas votre salaire avec celui des collègues. «Sinon, on s’élance dans un océan de pelures de bananes, sans connaître les tenants et les aboutissants de chaque cas», souligne Gilles Rouleau.
Les menaces de départ sont à éviter, à moins d’être prêt à cette éventualité, prévient le conseiller : «Il est possible que le patron vous invite à mettre vos menaces à exécution!»