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Salaires

Paye sous influences

Pourquoi des travailleurs font la piastre, alors que d’autres empochent des peanuts?

par Marie-Hélène Proulx


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 1 Janvier 2007




Voici quelques facteurs qui influencent le poids de chèque de paie.

• L’offre et la demande de main-d’œuvre. Si, par exemple, des entreprises ont besoin d’informaticiens et qu’il y a peu de diplômés en informatique disponibles sur le marché, leur embauche se négociera à prix d’or.

• La capacité de payer d’un employeur, qui ont pour la plupart une marge de profits limitée. Par ailleurs, une grande entreprise qui a un important chiffre d’affaires tend à offrir une rémunération et des avantages sociaux plus généreux.

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• La concurrence dans un secteur. Plus elle est vive, plus les employeurs hésitent à hausser les salaires car ils ne peuvent hausser le prix de leur produit ou service pour compenser cette dépense; leurs concurrents pourront offrir le même, à un coût moindre.

• Les lois (sur les normes du travail, le salaire minimum, l’équité salariale, etc.).

• En général, le secteur privé offre des salaires plus élevés que le secteur public, à cause de la capacité de payer limitée de l’État.

• La présence d’un syndicat dans une entreprise. En moyenne, les employés syndiqués gagnent 10 % de plus.

• La localisation d’une entreprise. Par exemple, le coût de la vie élevé dans une ville donnée a un impact à la hausse sur les salaires. Et des employeurs situés loin des centres urbains versent des primes d’éloignement ou des salaires plus généreux pour attirer la main-d’œuvre.

• La stratégie d’affaires et la philosophie de gestion. Par exemple, certains chefs d’entreprise sont plus enclins que d’autres à partager les bénéfices de la compagnie avec leurs employés. D’autres adoptent une politique de rémunération axée sur l’ancienneté ou optent pour celle axée sur la performance collective, etc.

• On a aussi de bonnes chances d’empocher plus d’argent si on a des compétences rares qui font de nous une vedette sportive ou artistique, si on risque sa vie pour faire son métier ou si on est forcé de s’éloigner souvent de sa famille. (M.-H. P.)

Source : Denis Morin, professeur et spécialiste de la rémunération au Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, et Sylvie St-Onge, CRHA, conseillère principale chez Mercer Consultation en ressources humaines et coauteure de La gestion de la rémunération : théorie et pratique, 2e édition, Gaëtan Morin/La Chenelière éditeur (2006).


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