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Vous avez la tête dans un étau, le nez qui coule et la gorge qui pique. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire influenza, vous avez déjà fait le plein de vitamines, de pastilles et de sirop. Mais quelle stratégie adopter au boulot : prendre congé et passer quelques jours alité ou faire du présentéisme (par opposition à l’absentéisme) et travailler grippé?

Avantages :
Quatre travailleurs canadiens sur cinq ont déjà foulé le plancher du bureau lorsqu’ils étaient malades, selon un sondage réalisé l’année dernière par Desjardins Sécurité
financière. Parmi leurs raisons pour agir de la sorte : respecter une échéance, prévenir
une accumulation de travail, éviter de surcharger les collègues, maintenir leur réputation et échapper à une perte de
revenus.
Inconvénients :
Un travailleur atteint d’une maladie contagieuse (la grippe, par exemple) risque de transmettre son virus à ses collègues et ainsi de pénaliser son entreprise davantage que s’il s’absente.
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Par ailleurs, la perte de productivité due au présentéisme coûterait entre 150 et 250 milliards de dollars américains par année aux organisations étasuniennes, selon la Harvard Business Review.
Opinion des collègues
imaginée par le malade :
«Prêt à travailler, même amoché. Ça c’est un vrai guerrier!»
Opinion réelle des collègues :
«Yash, un virus! Où est mon Purell?»
Cas célèbre :
Quand une poignée de joueurs du Canadien de Montréal atteints de la gastroentérite s’est rendue coupable de présentéisme, en janvier 2007, une bonne partie de l’équipe a chopé la maladie. Résultat : la Sainte-Flanelle a encaissé trois défaites consécutives, sa pire semaine depuis le début de la saison. Sans parler des arômes qui ont dû flotter dans le vestiaire, déjà loin de sentir la rose en temps normal.
Posologie :
Si votre présence est vraiment indispensable, rendez-vous au bureau et concentrez-vous sur les tâches essentielles. Lavez-vous les mains fréquemment et, si nécessaire, portez un masque chirurgical. Vous aurez l’air un peu inquiétant, mais vos collègues vous en seront reconnaissants. Rentrez à la maison dès que possible.
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Avantages :
Un travailleur malade récupère beaucoup plus vite en se reposant à la maison
qu’en luttant contre la maladie au boulot. D’un point de vue strictement personnel, rester chez soi est donc la chose à
faire pour guérir rapidement. Beaucoup semblent l’avoir compris. En 2007, selon Statistique Canada, les travailleurs se sont absentés en moyenne 10,2 jours chacun, contre 7,4 jours en 1997.
Inconvénients :
Selon les milieux, le travail raté peut devoir être repris au retour ou incomber à un collègue. Le respect d’échéances importantes peut s’en trouver compromis.
Pour ceux qui bénéficient d’avantages sociaux limités, une absence peut également représenter une perte de salaire.
Opinion des collègues
imaginée par le malade :
«Malade par cette belle journée ensoleillée? C’est louche!»
Opinion réelle des collègues :
«Faut absolument que je m’arrange pour utiliser tous mes congés de maladie cette année!»
Cas célèbre :
Lorsque le PDG d’Apple, Steve Jobs, a annoncé en janvier dernier qu’il prenait un congé de maladie de six mois, l’action de sa compagnie a chuté de plus de 7 % en quelques heures.
Posologie :
Reposez-vous un maximum en restant au lit avec une marmite de soupe poulet et nouilles et les DVD de votre série télé préférée. Si vous avez assez d’énergie, faites un minimum de travail (répondre à des courriels, par exemple). Le retour au boulot en sera facilité et vos patrons seront rassurés.