Hormis les maniaques des technos, on rencontre sur Twitter une poignée de vedettes. Pour connaître la réaction de Britney Spears, Oprah Winfrey ou Ashton Kutcher au dernier potin hollywoodien, c’est LA place. On trouve aussi des politiciens et des experts en relations publiques, quelques journalistes et des spécialistes des médias.
«C’est encore un réseau de niche», confirme Michelle Blanc, autorité en matière de Web (4 935 adeptes sur Twitter). «Ceux qui font circuler des offres d’emploi le savent.» Si vous cherchez des contacts ou des contrats en informatique ou en marketing, Twitter pourrait très bien faire votre bonheur. Si vous êtes plutôt à la recherche d’un poste d’architecte ou de secrétaire, bonne chance!
Quand même, le petit oiseau qui sert de logo à Twitter commence à étendre ses ailes. Michelle Blanc a récemment «tweeté» une offre de contrat pour un commis comptable. «J’ai reçu une quinzaine de très bons CV en dedans d’une heure.»
Pierre-Étienne Vachon, directeur du développement pour la Maison de la fringale, une compagnie de traiteur scolaire de Québec, n’a pas eu autant de chance avec le poste de pâtissier qu’il a «tweeté» cet été. «Pour les cuisiniers, les livreurs, les plongeurs, ça ne vaut pas grand-chose», dit ce féru de nouvelles technologies (1 248 adeptes Twitter). «Le bon vieux Journal de Québec est encore la meilleure solution. Par contre, j’ai trouvé sur le réseau quelques programmeurs et des agents de service à la clientèle.»
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Les usagers rompus aux rouages de Twitter ont appris à maîtriser les «hashtags». Ils réservent quelques-uns de leurs 140 caractères pour entrer des codes convenus comme «#Montreal» et «#jobs» à la fin de leurs «tweets», ce qui facilite le repérage. En tapant «Montreal jobs» dans le moteur de recherche, par exemple, on tombe automatiquement sur les annonces qui incluent ces «hashtags».