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Stratégies gagnantes

Êtes-vous un twit? (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 8
septembre 2009

Hormis les maniaques des technos, on rencontre sur Twitter une poignée de vedettes. Pour connaître la réaction de Britney Spears, Oprah Winfrey ou Ashton Kutcher au dernier potin hollywoodien, c’est LA place. On trouve aussi des politiciens et des experts en relations publiques, quelques journalistes et des spécialistes des médias.

«C’est clair que les réseaux sociaux vont prendre de plus en plus de place dans le monde du travail. Ils sont en voie de remplacer le 5 à 7 après la partie de golf.»
– Sabrina Côté, conseillère Communications et Stratégie à l’agence de marketing interactif Revolver 3

«C’est encore un réseau de niche», confirme Michelle Blanc, autorité en matière de Web (4 935 adeptes sur Twitter). «Ceux qui font circuler des offres d’emploi le savent.» Si vous cherchez des contacts ou des contrats en informatique ou en marketing, Twitter pourrait très bien faire votre bonheur. Si vous êtes plutôt à la recherche d’un poste d’architecte ou de secrétaire, bonne chance!

Quand même, le petit oiseau qui sert de logo à Twitter commence à étendre ses ailes. Michelle Blanc a récemment «tweeté» une offre de contrat pour un commis comptable. «J’ai reçu une quinzaine de très bons CV en dedans d’une heure.»

Pierre-Étienne Vachon, directeur du développement pour la Maison de la fringale, une compagnie de traiteur scolaire de Québec, n’a pas eu autant de chance avec le poste de pâtissier qu’il a «tweeté» cet été. «Pour les cuisiniers, les livreurs, les plongeurs, ça ne vaut pas grand-chose», dit ce féru de nouvelles technologies (1 248 adeptes Twitter). «Le bon vieux Journal de Québec est encore la meilleure solution. Par contre, j’ai trouvé sur le réseau quelques programmeurs et des agents de service à la clientèle.»

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Twitter vs Facebook

Même si Twitter ne connaît pas la prodi­gieuse popularité de Facebook, il offre un potentiel supérieur pour la recherche d’emploi, estime Carl-Frédéric De Celles, président d’iXmédia, un studio de con­ception et de réalisation d’outils de mar­keting interactif. «Dans Facebook, je peux très bien partager une offre d’emploi avec mes amis. Mais il n’y a qu’eux qui vont la voir, dit-il. Par défaut, le réseau est conçu pour être fermé. Avec Twitter, c’est le contraire. Les communications sont ouvertes par défaut. Tout le monde peut voir mes “tweets”, même ceux qui ne me suivent pas.»

Les usagers rompus aux rouages de Twitter ont appris à maîtriser les «hashtags». Ils réservent quelques-uns de leurs 140 caractères pour entrer des codes convenus comme «#Montreal» et «#jobs» à la fin de leurs «tweets», ce qui facilite le repérage. En tapant «Montreal jobs» dans le moteur de recherche, par exemple, on tombe automatiquement sur les annonces qui incluent ces «hashtags».



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Québec

51,1 %


Situation de l’emploi :
Passable

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