Stratégies gagnantes

Impressionner les recruteurs (mais pas trop) (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 9
octobre 2009

Quelques coups d’éclat

Lors des élections municipales françaises en 2008, la candidate Emma Bignon a fait parler d’elle dans plusieurs médias nationaux. Seulement, elle ne cherchait pas à se faire élire; elle voulait un job!

Fraîchement diplômée en communication, la jeune femme de Rennes, en Bretagne, a organisé une véritable campagne d’autopromotion calquée sur les législatives en cours. Sur les places publiques, une écharpe aux couleurs de l’Hexagone autour du cou, elle a distribué aux passants son CV sous forme de programme électoral. Et comme toute bonne politicienne, elle a aussi fait du porte-à-porte en allant cogner chez les grandes agences de publicité.

Pub.

«J’avais envoyé une tonne de CV de façon traditionnelle, mais je ne recevais aucune offre d’emploi», raconte la jeune femme de 24 ans. Après un mois de campagne intensive, elle a obtenu un poste d’assistante de communication dans un complexe touristique.

Au printemps dernier, l’analyste de données au chômage Dawn Montgomery distribuait des dépliants dans la grande région de Toronto, sur lesquels figuraient notamment son slogan («She always goes the extra mile») ainsi que son numéro de téléphone, dont les quatre derniers chiffres épellent son nom.

Steve Faguy a trouvé un moyen simple d’être une «vache mauve», comme le recommande Seth Godin (voir texte principal) quand il a postulé un poste de pupitreur au quotidien montréalais The Gazette il y a quelques années. En plus de l’habituel CV, il a joint à sa demande d’emploi une page du quotidien sur laquelle il avait relevé les erreurs typographiques, les fautes de grammaire ou les inconsistances de style. Autrement dit, il démontrait qu’il pouvait faire le boulot mieux que la personne en place.

À l’entrevue d’embauche, Steve Faguy et son employeur ont pu éviter les banalités habituelles pour parler concrètement des tâches liées à l’emploi. «Il n’était pas d’accord avec toutes mes remarques, mais il a reconnu que certaines erreurs s’étaient glissées dans la page et que j’avais pu les déceler», explique-t-il.

Toutefois, c’est ultimement son expérience en tant que pupitreur dans un journal étudiant qui lui a valu le poste, croit Steve Faguy.

Karine Miron, elle, s’est fait remarquer grâce à une vidéo («Did you know? Tourism 2.0») sur le marketing du tourisme en ligne postée sur YouTube. Sa vidéo de même que son blogue et son compte Twitter se sont rapidement attiré l’attention des blogueurs d’affaires influents. Avant même de quitter l’école, la jeune femme de 24 ans avait reçu de nombreuses offres d’emploi de la part d’agences de marketing Web. Elle a finalement accepté un poste de stratège Web chez Adviso. «Je n’aurais probablement pas eu ce poste aussi tôt dans ma carrière sans ma vidéo et mon blogue», estime la principale intéressée.

Son employeur, Jean-François Renaud, nuance. «C’est vrai que nous lui avons confié un poste en tourisme parce que nous avons vu qu’elle était déjà spécialisée dans ce créneau, dit-il. Mais la raison pour laquelle je l’ai engagée, c’est parce que son professeur m’a dit qu’elle était la meilleure de toute sa cohorte.»

Il s’agit là de son meilleur stunt promotionnel…


guide de survie

Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

NOS AIGUILLEURS