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Surqualifié… en attendant

Quand doit-on se contenter d'un poste en deçà de ses compétences?

par Anne-Marie Tremblay




Vous êtes titulaire d’un MBA, et tout ce qui se présente comme emploi, c’est un poste de gérant adjoint d’une succursale? Il ne s’agit pas nécessairement d’une mauvaise nouvelle. «Occuper un poste en dessous de ses compétences peut être une bonne stratégie pour retourner au boulot après un arrêt forcé», indique Martine Lemonde, directrice des services professionnels chez Brisson Legris, révélateurs de potentiels. Le fait d’avoir une parfaite maîtrise des compétences recherchées vous aidera à vous remettre dans le bain, en diminuant le stress. Cela peut également constituer un tremplin vers un autre poste.

Bien réfléchir avant d’agir

Avant d’accepter un poste pour lequel vous êtes surqualifié, vous devrez vous questionner. Par exemple, est-ce que cette entreprise vous offre la possibilité de progresser? «Projetez-vous dans 5 ou 10 ans et demandez-vous ce que votre emploi vous apportera, à court, moyen et long terme», ajoute Anne-Geneviève Girard, psychologue industrielle et gestionnaire de talents.

Même si leur travail ne les satisfait pas entièrement, certaines personnes réussissent à très bien s’en contenter. «On peut utiliser le boulot comme source de revenus et s’accomplir en dehors du travail. Je connais plusieurs musiciens qui agissent de la sorte», ajoute-t-elle. La stabilité d’emploi et le revenu fixe pèsent alors plus lourd dans la balance.

Vous souhaitez que cet emploi ne soit que temporaire? Attention de ne pas vous enliser dans votre position. «Sinon, vous risquez de vous sentir coincé, frustré de ne plus voir la porte de sortie», ajoute Martine Lemonde. Ces sentiments peuvent avoir des conséquences physiques et psychologiques, pouvant mener à de la mauvaise humeur chronique, à la démotivation, en passant par l’épuisement professionnel.

Pour éviter ce piège, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. «Si vous ne faites pas l’effort de continuer à développer et à utiliser vos compétences, vous risquez d’être toujours au même endroit dans cinq ans», avertit-elle.

La meilleure stratégie consiste donc à mettre les bouchées doubles : continuer à chercher un emploi qui correspond à vos compétences, garder contact avec vos anciens collègues, participer à des événements liés à votre profession, travailler à la pige ou accepter des petits contrats bénévolement.


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Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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