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Mais, même si la majorité des recrues ne commenceront à travailler qu’en février 2010, elles ont dû postuler suffisamment à l’avance pour être choisies. «Les prestataires ont mené un recrutement intense entre juin et août, car il leur fallait obtenir une accréditation du COVAN pour les employés, remarque Julien Capraro. Ensuite, les postes qui restaient étaient surtout des emplois très spécialisés qui ne convenaient pas à la plupart des candidats.» Ayant amorcé ses recherches sur place en octobre, Louise Pralou a pu le constater. «Les quelques emplois disponibles requéraient des diplômes universitaires, et je n’ai pas ce profil-là.»
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Certains gérants craignent toutefois que les habitants de Vancouver restent chez eux. L’accès à de nombreux commerces sera en effet rendu difficile par les multiples barrières de sécurité, et le centre-ville risque d’être fortement congestionné. «Les JO génèrent de l’activité mais en suppriment aussi par ailleurs», analyse Roselyne Kunin.
Quoi qu’il en soit, toutes les caméras du monde seront braquées sur Vancouver du 12 au 28 février. Pour Roselyne Kunin, «c’est une immense opération de marketing pour la province. On espère que beaucoup de gens fassent le déplacement, apprécient notre coin de pays et se disent que c’est un bon endroit pour s’installer et monter une entreprise.» Selon le gouvernement provincial, les impacts indirects devraient se chiffrer à 10 milliards de dollars jusqu’en 2015 grâce aux infrastructures construites pour les Jeux : le centre des congrès, l’autoroute vers Whistler et la nouvelle ligne de métro vers l’aéroport. La véritable reprise de l’emploi pourrait donc venir après la grande fête.
Et pendant ce temps-là, les loyers augmentent
L’autre grand défi pour les candidats à l’emploi aux Olympiques : trouver un toit. Vancouver est la ville la plus chère du Canada et connaît une pénurie chronique de logements. Les loyers ont augmenté de 3 à 5 % en 2009 par rapport à 2008, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement. D’après cet organisme, la location d’un 3 ½ coûtait en moyenne 935 $ par mois en avril dernier.
Et durant les Jeux, les prix s’enflamment. «En moyenne, un propriétaire peut espérer louer un 3 ½ entre 500 et 2 500 $ la semaine dans un secteur résidentiel; 3 000 $ et plus au centre-ville», observe Tsur Somerville, directeur du Centre d’économie urbaine et du marché immobilier de l’Université de la Colombie-Britannique.
Des sommes que les petits employés des Jeux ne peuvent pas se permettre. Certains d’entre eux sont arrivés plusieurs mois à l’avance pour s’assurer d’avoir un endroit où rester. D’autres partagent leur chambre à quatre, cinq ou six.