Source : École Polytechnique de Montréal - Alors que Bombardier annonce le lancement de la gamme d'avions CSeries qui nécessitera l'embauche de 3500 employés spécialisés dont de nombreux ingénieurs, que Pratt & Whitney songe à fabriquer un moteur plus vert et que CAE prolonge d'importants contrats en Australie, l'École Polytechnique de Montréal s'apprête à ouvrir le premier programme québécois de baccalauréat en génie aérospatial.
Ce programme, qui s'appuiera notamment sur des collaborations avec Bombardier et l'École nationale d'aérotechnique du Collège Édouard-Montpetit, entend former un noyau d'ingénieurs spécialisés qui viendra soutenir l'essor de l'industrie québécoise.
«L'évolution de la formation depuis les années 80 dans le domaine de l'aérospatiale a permis à l'industrie québécoise de bénéficier d'un bassin de main-d'oeuvre qualifiée», mentionne Christophe Guy, directeur général de Polytechnique. «L'apport des diplômés aux entreprises du secteur est d'ailleurs considérable. À titre d'exemple, plus de 400 diplômés de Polytechnique travaillent actuellement chez Bombardier Aéronautique et chez Pratt & Whitney Canada. L'aérospatiale est aujourd'hui devenue une industrie mature, bien structurée, et de calibre international, mais l'enjeu majeur demeure le développement d'une main-d'oeuvre innovatrice. Les professeurs-chercheurs de Polytechnique sont très actifs dans ce domaine et leur contribution à la R&D et à la formation de spécialistes est majeure. Avec la création d'un nouveau baccalauréat en génie aérospatial, Polytechnique entend former une masse critique d'ingénieurs spécialisés qui viendront soutenir l'essor de l'industrie québécoise», ajoute Christophe Guy.
En collaboration avec Bombardier et d'autres partenaires, l'École Polytechnique propose depuis plusieurs années de populaires concentrations de 30 crédits en aéronautique et en avionique, alors que l'Institut d'innovation et de conception en aérospatiale de Polytechnique offre aux étudiants de toutes les disciplines la possibilité de développer leur expertise en innovation et leadership, de travailler sur des projets de R&D industriels et de réaliser un stage dans l'une des entreprises aéronautiques de la région de Montréal (Pratt & Whitney, Bombardier Aéronautique, Bell Helicopter Textron, CAE, etc.).
D'une durée de quatre ans, la nouvelle formation offerte à Polytechnique mènera au titre d'ingénieur aérospatial, une première au Québec. L'ajout de cette formation dédiée au génie aérospatial dans le paysage universitaire québécois permettra non seulement d'accroître le nombre d'ingénieurs spécialisés, mais également d'attirer les meilleurs candidats.
Le nouveau baccalauréat formera des ingénieurs aptes à gérer divers projets dans le secteur de l'aérospatiale et en mesure de jouer un rôle clé dans toutes les phases d'innovation, de conception, de développement, d'essai, de production et de tenue en service de nouveaux aéronefs plus respectueux de l'environnement.
Actuellement à l'étude à la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ), le programme de baccalauréat en génie aérospatial est sous réserve d'approbation par les instances du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Polytechnique prévoit accueillir deux premières cohortes de 1ère et 2e années dès l'automne 2009. Les premiers diplômés intégreront l'industrie en 2012.
Pour en savoir plus sur le nouveau programme de baccalauréat en génie aérospatial : www.polymtl.ca.
[ 15-07-2008 ]