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Source : Le Journal de Québec - Lise Descôteaux a beau diriger l’équipe d’infirmières de la plus grosse urgence du Québec, elle veille au moindre détail. Pour elle, pas question qu’un patient reste sans plateau de nourriture ou pris la tête dans les barreaux du lit.
La chef de l’équipe de la salle ambulatoire à l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont est une maniaque du détail. Même si les conditions de travail sont souvent difficiles, elle s’y plaît comme un poisson dans l’eau.
«Je ne suis pas une infirmière de bureau, dit-elle d’entrée de jeu. J’aime ça quand ça bouge.» Son poste à l’urgence de jour, elle l’a attendu pendant neuf ans.
Pour elle, le travail auprès des patients qui sont entre la vie et la mort a quelque chose de magique. «On a l’impression d’être utile comme infirmière. J’ai essayé pendant neuf ans en orthopédie, mais il y avait moins de cas critiques», raconte-t-elle.
Mère monoparentale et infirmière
À l’emploi de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont depuis 1976, elle a gravi les échelons un à un. Son parcours n’a pas toujours été de tout repos. Devenue monoparentale lorsque sa fille n’avait que 14 mois, elle partait tous les matins vers 5 h 15 de la demeure familiale de Laval pour reconduire sa fille à l’école et aller travailler.
Souvent, ses horaires dépassaient l’heure prévue du retour. Heureusement, elle a pu compter sur l’appui de ses parents, qui se sont occupés de sa fille à plusieurs reprises, puisqu’ils habitent près de l’hôpital.
Depuis quelques années, son travail consiste à trouver des solutions dans plusieurs dossiers. Elle va dénicher des cabines libres, demander qu’on surveille un patient en psychiatrie ou vérifier l’ordre de priorité des patients.
Elle aime aussi mettre la main à la pâte en traitant directement certains patients. «Mon téléphone ne dérougit pas. Parfois, je reçois un appel de la radiologie pendant que je fais une injection», raconte-t-elle.
«Avez-vous soif ?»
Malgré tout, elle a le souci du détail. Quand elle entre, elle vérifie si tous les patients sont bien. «Avez-vous mangé ? Avez-vous soif ? Ça fait 18 heures que vous attendez, on va essayer de vous passer», font pratiquement partie de son vocabulaire quotidien.
«Il n’y a pas toujours suffisamment de civières, mais on a une salle avec un Lay-Z-Boy qu’on utilise par exemple pour des gens âgés. C’est important de voir si je peux les rendre confortables», soutient Lise Descôteaux.
Et quand plusieurs cas urgents se présentent en même temps à la salle de choc, elle n’hésite pas à installer le respirateur, faire des prises de sang, installer un soluté. Tout doit se faire vite.
«J’arrive à la maison fatiguée. Quand on est infirmière, on se couche tôt. Il n’est pas rare que je sois au lit à 20 h», conclut-elle.
C'est mon héroïne. voici pourquoi:
Lise est toujours présente pour ses patients et Dieu sait qu’ils sont nombreux. Ils reçoivent toujours une attention particulière. Le matin, elle fait le tour de la salle d’urgence pour s’assurer que personne n’a été oublié à souffrir seul dans son coin.
Elle voit à ce que les examens soient faits au plus vite pour avoir les résultats le plus tôt possible. Lise aime que les patients soient rassurés très vite sur leur état de santé. Elle n’oublie rien et elle pense même aux repas des patients qui ont congé et qui attendent leur famille. Elle mérite que son travail soit reconnu.
- Chantal Soulière, une collègue de travail
[ 27-01-2010 ]