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Fils d’agriculteur, Jean-François Rioux a été plongé dès l’enfance dans l’univers de la ferme. «Au secondaire, avant même de rencontrer le conseiller d’orientation, je savais exactement ce que je voulais faire plus tard.» Il travaille aujourd’hui dans l’entreprise familiale de production laitière et s’apprête à en prendre la direction.

Après son secondaire, Jean-François a donc poursuivi ses études en gestion et exploitation d’entreprise agricole à l’Institut de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière. Durant les week-ends et pendant l’été, il pratiquait déjà sur la ferme familiale située à Saint-Simon de Rimouski. Son DEC en poche, il y travaille maintenant du matin au soir!
«Dès six heures du matin, je vais à l’étable. C’est moi qui vois à la reproduction et à l’alimentation du troupeau. Je supervise aussi la traite, le nettoyage et les soins à donner aux bêtes. Bref, je gère le tout! Je passe également une partie de la journée dans les champs ou bien je répare de la machinerie, les tracteurs par exemple.»
En plus de soigner les animaux, Jean-François supervise la culture de 200 acres de céréales, ce qui permet à la ferme d’être autosuffisante dans la production de fourrage et de grains. «La moitié sert à l’alimentation du troupeau et l’autre est vendue. C’est moi qui décide de ce qu’on va semer dans les champs, du moment de la récolte ou de la fertilisation.»
| Nombre de diplômés | 119 |
| Diplômés en emploi | 75,3 %* |
| À temps plein | 100,0 % |
| En rapport avec la formation | 89,0 % |
| Aux études | 18,6 % |
| Taux de chômage | 5,2 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 632 $ |
Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.
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«La passion de l’agriculture et des animaux est nécessaire pour faire ce métier, parce qu’on doit beaucoup s’y investir : il ne faut pas avoir peur du travail ni compter ses heures! On doit aussi avoir du jugement et un bon sens de l’observation. Par exemple, savoir quand les animaux sont en chaleur est indispensable pour planifier la reproduction», affirme Jean-François.
Selon le jeune fermier, il faut aussi être un touche-à-tout. «On doit être bon en mathématiques pour calculer la portion adéquate de grains à donner aux animaux, par exemple. Il est utile de s’y connaître en menuiserie et en charpenterie pour réparer une clôture. Parfois, on s’improvise vétérinaire pour soigner une bête malade ou blessée. Il faut savoir quand semer, récolter ou faire les foins et même avoir quelques connaissances en mécanique pour réparer la machinerie.»
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