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Valérie Ryan a choisi la carrière d’orthésiste-prothésiste après avoir visité un centre de réadaptation. Spécialisée en orthèse plantaire, elle rencontre des patients très différents les uns des autres, du sportif à la personne âgée en passant par le diabétique. «L’orthèse, c’est un peu comme un traitement de médecine alternative qui remplace les médicaments, les injections de cortisone et les anti-inflammatoires», explique-t-elle.

L’orthésiste-prothésiste conçoit et fabrique de l’appareillage orthopédique, soit des orthèses (appareils conçus pour un membre ayant besoin d’être redressé ou solidifié) ou des prothèses (appareils destinés à remplacer un segment de membre).
Employée par le Laboratoire Pouliot, spécialisé en orthèses du pied et du membre inférieur, à Gatineau, Valérie fait uniquement de la clinique, c’est-à-dire qu’elle procède à l’évaluation des patients et conçoit les prothèses. La fabrication est confiée au siège social de l’entreprise, à Québec.
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Envoyés par leur médecin, la plupart des patients se présentent avec une ordonnance. Durant l’évaluation, Valérie palpe et examine les pieds, détermine les zones douloureuses, observe l’alignement du corps lorsque la personne est en position stationnaire ou en mouvement. «Les problèmes de genoux, de chevilles, de hanches et de dos sont souvent causés par les pieds, dit-elle. Je vérifie si la personne a des pieds plats ou creux, etc.» Valérie effectue ensuite la prise de mesures et d’empreintes qui serviront à la fabrication de l’appareil. Une fois l’orthèse fabriquée et livrée, l’orthésiste-prothésiste rencontre le patient pour procéder aux ajustements nécessaires et effectue le suivi.
| Nombre de diplômés | 53 |
| Diplômés en emploi | 85,7 % |
| À temps plein | 93,3 % |
| En rapport avec la formation | 92,9 % |
| Aux études | 11,4 % |
| Taux de chômage | 0,0 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 655 $ |
Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.Comment interpréter l'information |
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«Certains patients traînent un problème, une blessure, depuis très longtemps, souligne Valérie. Ils veulent une solution rapide. Écoute attentive, empathie et patience sont donc de mise. Il faut aussi savoir conseiller et éduquer, par exemple en ce qui concerne l’utilisation de la chaleur, du froid pour traiter la douleur, et les exercices physiques.»
L’orthésiste-prothésiste doit faire preuve d’un bon sens de l’analyse. En effet, chaque cas est différent, et la conception des appareils et les ajustements doivent être mûrement réfléchis. Si le professionnel commet une erreur, il peut créer des problèmes à une autre partie du corps, au dos par exemple.
Par ailleurs, la fabrication d’orthèses et de prothèses exige une bonne dextérité manuelle.