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Spécialistes du système cardiorespiratoire, les inhalothérapeutes travaillent souvent dans des situations d’urgence. La profession idéale pour Marie-Soleil Carroll, une personne dynamique qui aime les poussées d’adrénaline!

Marie-Soleil Carroll œuvre au département de soins intensifs et à l’urgence du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke. Toujours sur la touche, elle doit réagir promptement si un patient fait un arrêt cardiorespiratoire.
«Dès qu’un cas de traumatisme arrive à l’urgence [une personne ayant subi un accident de voiture, par exemple], je suis immédiatement appelée, explique-t-elle. Je prépare le matériel d’intubation.» Pendant que le médecin insère le tube dans la trachée du patient pour lui permettre de respirer artificiellement, elle vérifie ses signes vitaux et son taux d’oxygène dans le sang.
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Aux soins intensifs, elle rencontre les patients intubés qui sont ventilés, c’est-à-dire qui respirent mécaniquement à l’aide d’un respirateur. «Je m’assure qu’ils reçoivent le bon volume d’air selon leur capacité pulmonaire, dit l’inhalothérapeute. Il faut qu’ils respirent normalement comme s’ils n’étaient pas intubés.» Elle ajuste au besoin les paramètres du respirateur (la fréquence respiratoire et le volume d’air enrichi d’oxygène).
Marie-Soleil Carroll effectue également des examens des fonctions respiratoires. Elle rencontre les patients qui ont des rendez-vous à l’hôpital. «Je fais des tests sur des personnes susceptibles d’avoir des maladies pulmonaires, comme de l’asthme.» Elle les fait souffler dans un appareil qui mesure leur capacité à inspirer et expirer. Les résultats permettent au médecin de poser le diagnostic. Outre aux soins intensifs et à l’urgence, les inhalothérapeutes travaillent aussi au bloc opératoire, dans les laboratoires de sommeil et au département de cardiologie.
| Nombre de diplômés | 187 |
| Diplômés en emploi | 95,6 % |
| À temps plein | 82,9 % |
| En rapport avec la formation | 98,1 % |
| Aux études | 2,2 % |
| Taux de chômage | 0,8 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 773 $ |
Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.Comment interpréter l'information |
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La dextérité et la minutie sont les premières qualités recherchées chez les diplômés. «Il faut être très précis quand on travaille, par exemple, en néopédiatrie avec des bébés prématurés minuscules, pesant 800 ou 900 grammes, explique Lyne Arsenault, enseignante au Département de techniques d’inhalothérapie au Cégep de Sainte-Foy. Les inhalothérapeutes doivent être très habiles lorsqu’ils leur insèrent un tube dans le nez.»
L’autonomie est également de rigueur. «Au bloc opératoire ou dans les unités de soins intensifs, on travaille seul, dit Mme Arsenault. Il faut donc être organisé et avoir une grande confiance en soi parce que l’on doit souvent prendre des décisions rapidement.»
L’aptitude à s’intégrer à une équipe multidisciplinaire est toutefois nécessaire pour l’inhalothérapeute qui travaille en centre hospitalier. «Même si on est souvent seul avec le patient, on travaille en étroite collaboration avec divers professionnels de la santé, comme les infirmières, les médecins, les pharmaciens», souligne Lyne Arsenault.
La souplesse fait également partie des qualités à posséder. «Dans un hôpital, il y a tout le temps des imprévus», soutient l’enseignante.