Trouver un article
Travailler dans le domaine des transports, c’est une histoire de famille pour Andréane Fraser! Plusieurs de ses oncles sont camionneurs et son grand-père était propriétaire d’une compagnie de transport. Il n’est donc pas étonnant de la voir aujourd’hui gérer l’acheminement de la marchandise pour une entreprise spécialisée dans la fabrication de mobilier et d’équipement médicaux.

Diplômée en techniques de la logistique du transport, Andréane est représentante au service à la clientèle internationale chez Bertec Médical, à l’Islet, dans la région de Chaudière-Appalaches. Dans un bureau ouvert, en constante interaction avec son équipe composée d’un superviseur et d’une collègue attitrée aux commandes, Andréane voit au transport de la marchandise.
Elle doit respecter les échéanciers tout en optimisant les coûts de transport. Peu importe que le lieu d’expédition se situe aux États-Unis, en Europe, au Moyen-Orient ou en Russie, Andréane doit déterminer l’itinéraire de la marchandise et les meilleurs modes de transport à utiliser. Son principal outil de travail est le téléphone, mais elle fait aussi grand usage de l’ordinateur, qui lui donne accès à des logiciels de cartographie.
| Pub. |
Tout d’abord, elle vérifie les commandes et les exigences des clients qui précisent parfois le nom de la compagnie et le type de transport qu’ils souhaitent voir utilisé. Andréane contacte ensuite les transporteurs pour les informer de la date de cueillette de la marchandise. Elle remplit pour eux une déclaration avec les noms de l’expéditeur et du destinataire ainsi que la quantité et le poids de l’équipement à livrer.
C’est également Andréane qui prépare tous les documents pour fins de douane dont auront besoin les transitaires internationaux. Elle se rend enfin sur l’aire d’expédition de la compagnie pour s’assurer que la marchandise sera prête à partir au moment voulu.
Le travail en logistique du transport demeure complexe et il n’est pas rare que des pépins surviennent en cours de route. «Il y a bien des personnes et des modes de transport impliqués dans une livraison. Les problèmes peuvent donc surgir à tout moment. Par exemple, une livraison destinée à une entreprise située aux États-Unis est arrivée plus tôt que prévu, raconte Andréane. Cette entreprise ne pouvait pas entreposer la marchandise. Grâce à mon réseau de contacts, j’ai pu trouver un entrepôt non loin de là qui a pris l’équipement.»
| Nombre de diplomés | 45 |
| Diplomés en emploi | 75,8 %* |
| À temps plein | 96,0 % |
| En rapport avec la formation | 75,0 % |
| Aux études | 15,2 % |
| Taux de chômage | 7,4 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 731 $ |
* Ce faible taux d’emploi peut s’expliquer par le pourcentage élevé de diplômés qui poursuivent leurs études (15,2 %).
Interpréter l'information
|
|
Le travail du technicien en logistique du transport comporte de lourdes responsabilités. «Il y a beaucoup d’argent en jeu, sans compter les difficultés qui surviennent constamment. Le métier exige une bonne résistance au stress en plus d’une certaine maturité», précise Andréane. Le technicien doit pouvoir faire face à un ensemble de problèmes sans paniquer.
Il est essentiel d’aimer travailler en équipe et de savoir établir de bonnes relations avec ses collègues, ses clients et son réseau de contacts, ajoute la diplômée. «Il faut être attentif aux besoins des autres pour maintenir de bons rapports et répondre aux exigences des clients. Selon moi, l’humour demeure l’outil le plus efficace.»
Diplomatie et sang-froid sont d’autres qualités indispensables pour transiger avec des clients mécontents. Mondialisation oblige : une excellente maîtrise de l’anglais et même de l’espagnol est un atout non négligeable.