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Diplôme d’études professionnelles

Mécanique de véhicules lourds routiers

Éric Charlebois a commencé très jeune à rafistoler son vélo, avant de s’attaquer aux motoneiges, aux quatre-roues et aux motocyclettes. Plus tard, il a étudié la mécanique automobile, mais c’est auprès des semi-remorques qu’il a finalement trouvé sa voie.




Rôle et tâches

Éric a obtenu son diplôme en mécanique de véhicules lourds routiers en décembre 2000. Il est aujourd’hui mécanicien au Centre de formation du transport routier Saint-Jérôme. «Je répare la flotte de camions qui est utilisée par les élèves qui suivent la formation en conduite de camions.»

Le jeune homme fait partie d’une équipe de mécaniciens qui veillent à l’entretien de 120 véhicules, camions et remorques inclus. Il procède notamment à l’inspection des mastodontes. «Cela se fait tous les trois mois. Je dois m’assurer que les véhicules sont aptes à prendre la route. Je fais un entretien préventif pour éviter les accidents. Je vérifie, par exemple, l’usure des pneus et la solidité des roues. J’inspecte aussi le châssis des camions et je dois m’assurer que le système électronique des véhicules fonctionne normalement.» Plusieurs camions sont équipés d’ordinateurs qui contrôlent les tours du moteur et la vitesse maximale que peut atteindre le véhicule. Le jeune mécano est capable de réparer les ennuis informatiques de ces appareils.

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«Les tâches sont tout aussi variées en ce qui concerne les réparations. Je peux changer des radiateurs, des démarreurs, des alternateurs et des pompes à eau. L’aspect le plus difficile du métier est d’établir le diagnostic, avoue Éric. Une fois qu’on a trouvé le hic, tout va vite. On peut se casser la tête pendant une semaine pour déterminer la nature d’un problème majeur, alors que la réparation va se faire en cinq minutes.»


Véhicules lourds routiers
Nombre de diplômés 61
Diplômés en emploi 88,9 %
À temps plein 100,0 %
En rapport avec la formation 90,0 %
Aux études 8,9 %
Taux de chômage 2,4 %
Salaire hebdomadaire moyen 739 $
Moteurs diesels et de
contrôles électroniques
Nombre de diplômés 388
Diplômés en emploi 76,1 %
À temps plein 95,8 %
En rapport avec la formation 92,5 %
Aux études 14,7 %
Taux de chômage 7,8 %
Salaire hebdomadaire moyen 768 $
Source : La Relance au secondaire en formation professionnelle, MELS, 2011.
Comment interpréter l'information

Qualités recherchées

Éric estime qu’un bon mécanicien doit posséder un grand sens de l’observation. «D’abord, il faut être capable de détecter à l’œil nu les imperfections sur un camion, comme une roue tordue ou un pneu fini. La mémoire visuelle est également nécessaire lorsqu’on démonte des pièces, puisqu’il faut se souvenir de la façon de les replacer.» Le mécanicien est aussi méthodique dans l’accomplissement de ses tâches. «Il faut procéder par étapes. Une simple erreur de branchement, par exemple, peut faire exploser une batterie et tous les ordinateurs d’un camion.

«Il faut également être débrouillard pour arriver à effectuer tous les types de réparations, et aimer les défis. J’estime que je ne connais pas le quart de mon métier. Je dois donc poursuivre ma formation en me référant aux manuels techniques.» Éric ajoute que le métier exige des travailleurs consciencieux. «Si je me dépêche de finir une réparation et que je visse mal une roue, cela peut engendrer un grave accident de la route. Le mécanicien de véhicules lourds routiers a la responsabilité de s’assurer que les camions qui prennent la route sont vraiment en bon état.»


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