Nathalie Morneau se dirigeait à l’origine vers un autre titre professionnel, mais à la suite de son stage en cabinet, elle a réalisé qu’elle n’aimait pas la vérification pure. Autre aspect qui a influencé sa décision : les candidats CGA peuvent choisir de réaliser leur stage où ils le souhaitent, au lieu de devoir le faire dans un cabinet comptable.

Durant son baccalauréat, Nathalie Morneau était commis comptable pour Shell Thermo. Elle souhaitait continuer à gagner sa vie tout en étudiant. La formation de CGA lui permettait de suivre un programme de deuxième cycle le soir et la fin de semaine, chose impossible avec les autres titres comptables. Aujourd’hui directrice de l’information financière chez Cossette Communication, son rôle est de s’assurer que toute l’information concernant l’entreprise publiée à la Bourse est juste et fiable.
Comme Cossette Communication a aussi des activités sur le plan international avec des filiales à Londres, en Chine et aux États-Unis, Nathalie Morneau doit sans cesse élargir ses connaissances. Elle doit également traiter les états financiers des différentes filiales de la compagnie afin de les publier en bonne et due forme. «Non seulement les règles comptables des différents pays ne sont pas similaires, mais toutes les données doivent être ramenées aux normes canadiennes, ce qui constitue un défi», souligne-t-elle.
«J’ai beaucoup appris dans le cadre de mon emploi : j’ai eu l’occasion de faire de la consolidation d’états financiers et d’occuper un rôle stratégique dans l’entreprise», dit-elle, enthousiaste. Bientôt promue au poste d’analyste principale, elle veillera alors sur la fiscalité de Cossette Communication.
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«Un CGA doit accepter le changement et savoir s’adapter», affirme Nathalie Morneau. Il faut en effet s’attendre à travailler pour divers types d’entreprises, occuper différents postes, accomplir des tâches variées. Les réglementations comptables ont aussi beaucoup évolué ces dernières années et tendent à s’internationaliser. Il faut également être en mesure d’apprendre rapidement en matière d’informatique, car selon son expérience, les entreprises se servent bien souvent de logiciels maison spécialisés ou peu connus.
«La maîtrise de l’anglais ouvre beaucoup de portes, mais les occasions professionnelles sont tellement nombreuses qu’on peut même trouver du travail sans être bilingue. C’est mon premier employeur qui a assuré ma formation dans ce domaine», soutient la comptable.
Les CGA travaillent pour la grande, la moyenne et la petite entreprise, dans toute une variété de domaines. On les trouve aussi dans la fonction publique ainsi que dans des cabinets comptables. «Les possibilités sont si vastes qu’il est pratiquement impossible de ne pas trouver un domaine qui nous passionne!» conclut Nathalie Morneau. 04/07
NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.
Comptable général licencié (CGA)
Pour devenir CGA, il faut :
• être titulaire d’un diplôme de 1er cycle universitaire reconnu par le gouvernement en vertu du Code des professions, ou l’équivalent;
• réussir les quatre examens professionnels;
• réussir le programme de 2e cycle en expertise professionnelle;
• satisfaire aux exigences du stage d’expérience pratique de 24 mois effectué dans le secteur d’activité privilégié par le candidat et reconnu par l’Ordre;
• prouver sa connaissance d’usage de la langue officielle du Québec conformément aux dispositions de la Charte de la langue française.