«J’aime l’orthophonie parce qu’on peut aider les gens à mieux communiquer. Moi-même, j’aime échanger et je trouvais triste que certaines personnes puissent avoir des difficultés sur ce plan», raconte Anouk Montpetit, orthophoniste au Centre montérégien de réadaptation.

L’orthophoniste s’occupe du dépistage, de l’évaluation, du traitement et de la prévention des troubles de la parole, de la voix, du langage et des fonctions de communication. Son travail consiste à évaluer la nature, l’étendue et la gravité des troubles, tels que les problèmes d’articulation, la dyslexie et le bégaiement, etc. L’orthophoniste planifie et réalise des interventions thérapeutiques et éducatives auprès des personnes atteintes, en plus d’offrir un soutien à leur entourage.
Embauchée par le Centre montérégien de réadaptation avant d’avoir terminé ses études à l’Université de Montréal, Anouk Montpetit travaille auprès d’enfants atteints de déficiences motrices et du langage. Son rôle consiste d’abord à évaluer leurs capacités à comprendre, à s’exprimer ou à réagir dans leur environnement. L’évaluation se fait habituellement par des tests, mais lorsqu’un enfant est très jeune, Anouk utilise des jeux. «Les parents sont aussi un élément clé de mon évaluation, car ils connaissent bien leur enfant et peuvent m’indiquer certaines de ses faiblesses.»
| Pub. |
Ensuite, Anouk établit un diagnostic et planifie un traitement approprié. Il peut s’agir d’un programme d’activités à effectuer à domicile ou d’activités auxquelles l’enfant participera lors de rencontres au Centre. Ces activités peuvent consister en différents jeux qui aideront l’enfant à développer son vocabulaire, sa capacité à parler, à comprendre une histoire ou à déduire la signification d’une image, par exemple. «Je dois aussi intervenir auprès des parents, car il est rarement facile pour eux d’accepter que leur enfant souffre de difficultés importantes.»
L’orthophoniste peut aussi traiter les adultes, par exemple jouer un rôle important auprès des personnes éprouvant des troubles de la parole ou du langage, ou ayant des difficultés à comprendre leur entourage à la suite de problèmes neurologiques, de traumatismes crâniens ou d’accidents cérébrovasculaires.
| Nombre de diplomés | 105 |
| Diplomé en emploi | 93,2 % |
| À temps plein | 89,7 % |
| En rapport avec la formation | 100 % |
| Aux études | 2,7 % |
| Taux de chômage | 0 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 867 $ |
Source : Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, La Relance à l'université, 2007.Interpréter l'information |
|
Dans ce domaine, on doit s’intéresser aux sciences, et aux problèmes liés à la communication. On doit aussi avoir un esprit curieux. «L’orthophoniste doit être attentif à la façon qu’a une personne de communiquer. Ce sont souvent des détails qui nous éclairent et nous amènent à mieux comprendre son fonctionnement. De plus, on doit faire preuve de persévérance, car l’amélioration de la communication exige souvent du temps. On doit chercher à comprendre et à trouver des solutions sans se laisser décourager par les difficultés que cela comporte.»
Anouk ajoute que la créativité et l’ingéniosité avantageront l’orthophoniste, particulièrement s’il travaille auprès des enfants. Le travail de l’orthophoniste exige naturellement de bonnes aptitudes pour la communication, tant pour intervenir auprès des patients que pour conseiller leur entourage, informer les autres professionnels de la santé, les enseignants ou les personnes en milieu de garde.