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Doctorat de premier cycle

Médecine familiale

L’omnipraticienne Johanne Blais est une touche-à-tout qui ne craint pas l’imprévu. «J’ai choisi la médecine familiale parce qu’elle offre une pratique diversifiée. Ce métier me permet, entre autres, de rencontrer des personnes avec différents types de pathologies.»




Rôle et tâches

Le médecin de famille (omnipraticien) est un spécialiste de la santé qui diagnostique et traite les maladies, les troubles psychologiques et les traumatismes de l’être humain.

Il le fait quels que soient l’âge, le sexe, l’origine ethnique ou le problème du patient. «Le médecin de famille doit faire de la prévention, des diagnostics, des traitements, de la réadaptation, etc. Il doit aussi essayer de comprendre les besoins physiques, émotionnels, sociaux et même spirituels de ses patients», explique Johanne Blais. Cette approche globale de la médecine le distingue de ses confrères spécialistes.

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«L’essentiel du rôle du médecin de famille est dans la relation qu’il établit avec le patient. Ce dernier est une entité, une personne complète. Il n’est pas juste un foie ou un rein!» s’exclame-t-elle. En plus de donner des soins continus et complets, l’omnipraticien assure le lien avec les proches du patient si cela est nécessaire. Il est souvent le premier contact du patient avec le système de santé. Selon la nature et la complexité des problèmes, il prodigue lui-même les soins ou guide ce dernier entre les diverses composantes du système. Ce spécialiste de la santé se préoccupe aussi de prévention. «La partie préventive est très stimulante. Mon rôle n’est pas que de guérir, il est aussi de donner aux gens la possibilité de ne pas développer certaines maladies.»

Au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), Johanne enseigne aux résidents et offre de la formation à ses collègues, reçoit des patients à son bureau, travaille à l’urgence mineure et s’occupe de patients hospitalisés. Elle travaille aussi en santé publique, où son rôle est de voir à la coordination des services régionaux pour le programme québécois de dépistage du cancer du sein. «Je dois m’assurer que les centres de dépistage ainsi que le centre de référence pour investigation diagnostique offrent un service de qualité et que toutes les femmes de la région de Québec qui ont entre 50 et 69 ans aient la chance de participer au programme.» Elle travaille aussi dans une clinique privée et occupe le poste de présidente désignée pour le Collège québécois des médecins de famille canadiens.


Les statistiques de placement pour ce programme ne sont pas disponibles pour 2006-2007. Les services de placement des établissements d’enseignement approchés par les Éditions Jobboom en 2007 signalent toutefois des perspectives d’emploi intéressantes dans ce domaine.
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Qualités recherchées

«Pour être un bon omnipraticien, il est important d’aimer l’être humain», fait observer Johanne. Selon elle, un médecin doit être prêt à se dévouer pour ceux qui lui font confiance. Il doit aussi avoir une grande capacité d’écoute, un bon sens de l’observation, de l’initiative, une grande facilité à communiquer.

Le médecin de famille doit être un leader pour sa communauté et être prêt à travailler au sein d’équipes multidisciplinaires, conjointement avec des spécialistes et d’autres professionnels de la santé, comme des ergothérapeutes ou des physiothérapeutes. «Il est impossible de demeurer un bon clinicien sans recevoir régulièrement de la formation pour améliorer les connaissances déjà acquises et aller en chercher de nouvelles», ajoute-t-elle.


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