À la fin de son baccalauréat, Julie Couture a participé à une mission humanitaire en Bosnie. À son retour, elle a fait une maîtrise en pratique pharmaceutique, option communautaire, un programme offert à l’Université de Montréal. Aujourd’hui, elle travaille à la Cité de la santé de Laval.

«Le travail du pharmacien comporte trois fonctions essentielles : déterminer les problèmes réels ou potentiels liés aux médicaments, résoudre ces problèmes et les prévenir. L’une des principales responsabilités du pharmacien est de s’assurer de l’utilisation judicieuse de la médication pour chaque patient, explique Julie. Le pharmacien qui travaille dans un hôpital peut remplir deux fonctions : la fonction clinique ou la fonction de distribution. Dans la première, il rencontre les patients, recueille des informations au sujet des problèmes liés à leur médication pour en faire l’analyse et la synthèse.
Ensuite, il établit un résultat pharmaco-thérapeutique pour chaque problème, décide des options possibles, choisit celle qui est la plus appropriée, prépare la posologie et élabore un plan de suivi auprès des patients. Dans la pratique de distribution, il travaille à la pharmacie centrale de l’hôpital où il reçoit des ordonnances qu’il valide avant que soient distribués les médicaments demandés. Pour ma part, j’assume la fonction clinique.»
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Lorsque Julie travaille à la clinique générale, ses tâches sont un peu différentes. «Je m’occupe des ordonnances sur lesquelles on a relevé certains problèmes à la pharmacie centrale. Par exemple, la dose d’un médicament prescrit à un patient qui serait inadéquate. Je peux alors vérifier le poids et la taille du patient en plus de procéder à différents calculs pour obtenir le bon dosage. Je fais aussi de l’enseignement auprès des patients qui doivent quitter l’hôpital.»
Le baccalauréat en pharmacie conduit habituellement les diplômés vers la pratique en pharmacie privée. En plus de voir à la gestion de celle-ci, ils répondent aux questions des clients et des professionnels de la santé, préparent leurs ordonnances en évaluant si le meilleur médicament possible leur a été prescrit et au bon dosage, et conseillent les clients sur les médicaments. Les diplômés peuvent également travailler dans l’industrie pharmaceutique ou encore dans les établissements de santé. De plus en plus, on voit des pharmaciens agir à titre de consultants, en pratique individuelle.
| Nombre de diplomés | 334 |
| Diplomé en emploi | 80,2 % |
| À temps plein | 94,3 % |
| En rapport avec la formation | 98,8 % |
| Aux études | 18,0 % |
| Taux de chômage | 0,6 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 1 518 $ |
Source : Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, La Relance à l'université, 2007.Interpréter l'information |
Avoir un intérêt pour la biologie, la biochimie et la microbiologie est nécessaire pour effectuer des études en pharmacie. Il faut aussi avoir à cœur la santé et le bien-être des gens pour travailler dans ce domaine.
«Être curieux et avoir le goût d’apprendre sont selon moi des conditions essentielles pour être pharmacien. On doit maintenir sans cesse nos connaissances à jour, car la recherche permet de mettre au point de nouveaux médicaments assez régulièrement. Ça prend aussi un esprit d’analyse et un bon sens critique pour juger du traitement pharmaceutique approprié.» Julie ajoute que la capacité à bien communiquer les informations aux autres professionnels de la santé et aux patients est aussi une qualité importante.
«On doit être en mesure de bien formuler nos idées pour faire valoir nos opinions et nos recommandations, tout en respectant la réalité et les valeurs de nos patients.»