«J’étais attiré par le secteur de la santé, mais je m’intéressais plus particulièrement aux troubles de la motricité. Comme je voulais exercer une profession faisant appel à des habiletés intellectuelles et physiques, la physiothérapie était tout indiquée pour moi», se souvient Vincent Piette.

Le physiothérapeute intervient auprès de personnes vivant une incapacité physique pouvant résulter d’atteintes aux systèmes musculo-squelettique, cardiorespiratoire ou neurologique en vue de rétablir leur fonctionnement. À cette fin, il évalue la nature et les causes des troubles fonctionnels au moyen de tests et veille à l’application du traitement.
Après avoir fait des études en physiothérapie à l’Université de Montréal, Vincent Piette a travaillé pendant quelques années au Centre hospitalier Hôtel-Dieu de Québec. «C’est là que j’ai développé un intérêt particulier pour les problèmes de nature musculo-squelettique, tels que les entorses, les fractures, les luxations. Alors j’ai décidé de me spécialiser dans ce domaine, ce qui m’a mené à faire une maîtrise en neurobiologie à l’Université Laval.»
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Depuis, il travaille au Centre hospitalier universitaire de Québec et enseigne à l’Université Laval. «Mon travail se fait essentiellement auprès d’une clientèle adulte. Avant même de rencontrer un patient, je lis son dossier médical. Lors de notre premier rendez-vous, je lui pose des questions pour connaître la nature de son problème, ce qu’il ressent, et je l’examine. Je peux observer le fonctionnement de ses articulations, de ses muscles et de son système nerveux.
Pour ce faire, j’utilise entre autres des appareils me permettant de mesurer la force musculaire, la mobilité articulaire et la sensibilité cutanée. Selon les résultats de l’examen, je formule un diagnostic, j’établis un plan de traitement et je fais le suivi auprès du patient, seul ou en collaboration avec des intervenants de la santé et de l’entourage du patient.»
Les traitements peuvent consister en la rééducation posturale ou encore en certains exercices visant à restaurer la mobilité articulaire, la force musculaire, l’équilibre, la coordination. Le physiothérapeute utilise également l’eau, les massages, la chaleur et le froid dans les traitements. Il peut aussi avoir recours à des appareils dont les courants électriques ont des effets calmants ou stimulants sur les tissus.
| Nombre de diplomés | 159 |
| Diplomé en emploi | 89,2 % |
| À temps plein | 93,9 % |
| En rapport avec la formation | 100 % |
| Aux études | 9 % |
| Taux de chômage | 0 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 745 $ |
Source : Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, La Relance à l'université, 2007.Interpréter l'information |
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On doit s’intéresser aux sciences de la santé et à tout ce qui touche à la motricité humaine pour réussir en physiothérapie. La formation permet à l’étudiant de développer la dextérité manuelle et la capacité d’analyse qui lui sont nécessaires. Comme ce travail exige des manipulations physiques, on doit se sentir à l’aise à toucher les patients.
«On doit posséder les qualités propres à toute relation d’aide, ce qui implique de se tenir à l’écoute des patients en faisant preuve de patience et d’empathie.» Vincent ajoute qu’il est bon d’avoir des habiletés physiques pour expliquer les exercices devant être accomplis par les patients, ce qui exige aussi une capacité à communiquer des informations.
Par ailleurs, la formation continue étant obligatoire en physiothérapie, il est nécessaire d’avoir un vif intérêt pour les études et pour mettre constamment ses connaissances à jour.