«Je suis devenue infirmière pour aider les gens. Je peux rendre certains moments moins pénibles à des personnes qui souffrent.» Diplômée de l’Université du Québec à Rimouski, Sonia Landry travaille auprès d’une clientèle particulière qui nécessite beaucoup de soins : les personnes âgées en perte d’autonomie.

Au département de médecine gériatrique du Centre hospitalier de Rimouski, Sonia a 17 malades sous sa responsabilité. Ses patients souffrent de maladies pulmonaires, d’un diabète non soigné ou se rétablissent d’un infarctus.
Tous les soirs, elle exécute les ordonnances médicales en plus d’assurer le confort de chaque malade. «J’administre les médicaments et les injections intraveineuses et refais les pansements. De plus, je m’occupe de l’hygiène des personnes incontinentes et je les aide souvent à manger», explique l’infirmière.
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Grâce à son expertise clinique, Sonia pose aussi certains diagnostics dits «infirmiers». Par exemple, elle doit être aux aguets afin de déceler tout nouveau symptôme chez un patient, que ce soit une baisse de pression ou un signe d’anxiété. «Il y a des surprises tous les jours. Un patient peut se porter à merveille durant la journée et, tout à coup, sa tension monte et il a des palpitations. Je m’occupe alors spécialement de lui parce qu’il y a des dangers que son état se détériore.»
Les infirmières prodiguent également des conseils sur l’alimentation ou le mode de vie, par exemple, pour que le patient puisse tenir compte des particularités de sa maladie. Elles coordonnent les interventions des autres professionnels de la santé et peuvent réconforter les personnes déprimées ou en état de choc.
Selon Clémence Dallaire, professeure au Département des soins infirmiers de l’Université Laval, les infirmières bachelières peuvent travailler auprès de toutes les clientèles, quelles que soient leurs conditions de santé. «Elles se retrouvent généralement dans les services de soins spécialisés des milieux hospitaliers [soins intensifs, chirurgie, urgence] ou dans des institutions de santé communautaire, comme infirmières à domicile, par exemple. Un jour, elles pourront remplir des fonctions de cadres, comme infirmières-chefs ou coordinatrices.»
| Nombre de diplomés | 894 |
| Diplomé en emploi | 91,2 % |
| À temps plein | 85,6 % |
| En rapport avec la formation | 97,5 % |
| Aux études | 5 % |
| Taux de chômage | 0,4 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 934 $ |
Source : Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, La Relance à l'université, 2007.Interpréter l'information |
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La qualité des soins que prodigue l’infirmière dépend beaucoup de la relation qu’elle établit avec le patient. Des qualités humaines, telles que l’empathie, l’écoute, la patience et le respect, sont évidemment essentielles à l’exercice de sa profession. «Il faut aussi savoir se donner, car le bien-être du malade passe avant toute chose», souligne Sonia.
En même temps, l’infirmière doit s’assurer de ne pas prendre trop à cœur les malheurs de ses patients : il en va de sa propre santé psychologique! «Ça prend un bon moral. Il est parfois pénible de voir certains patients souffrir, surtout les personnes âgées.» Le sens de l’organisation et le sens des responsabilités sont aussi des aptitudes fondamentales puisque l’infirmière doit s’assurer de donner tous les soins. Et, afin de prendre les bonnes décisions, elle doit maîtriser les notions médicales et avoir du jugement.